La Corée du Sud passe la seconde en interdisant DeepSeek dans les boutiques d’applications. Le pays examine la manière dont les données sont gérées par la start-up chinoise. De nombreux gouvernements s’inquiètent à propos de la protection de la vie privée et de la sécurité nationale depuis sa sortie.

DeepSeek inquiète les autorités. Depuis son lancement, plusieurs alertes ont eu lieu, notamment au niveau des failles puisque l’application sous iOS est touchée par de nombreuses vulnérabilités. Mais les gouvernements craignent aussi pour les données des utilisateurs puisqu’elles transitent jusqu’en Chine.
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La Corée du Sud interdit DeepSeek pour enquêter sur l’IA chinoise
Choi Jang-hyuk, vice-président de la commission sud-coréenne de protection des données personnelles, a expliqué lors d’une conférence de presse que l’interdiction temporaire de l’IA chinoise permet d’« examiner en détail les pratiques de DeepSeek concernant le traitement des données personnelles pour s’assurer qu’elles respectent » la loi.
Fin janvier 2025, au moment de la sortie de DeepSeek qui a provoqué un raz-de-marée en Bourse, le régulateur avait demandé des explications à l’entreprise chinoise qui a « reconnu certains manquements » en termes de respect de la vie privée.
Par la voix de son porte-parole Guo Jiakun, le ministère chinois des Affaires étrangères a rappelé que la Chine demande à ses entreprises opérant à l’étranger de « strictement respecter les lois et réglementations locales ». L’homme espère que « les pays concernés éviteront de prendre des mesures qui élargissent à l’excès le concept de sécurité ou de politiser les questions commerciales et technologiques ».
Depuis plusieurs mois, plusieurs ministères sud-coréens dont ceux de la Défense et du Commerce ont bloqué DeepSeek sur certains appareils. La décision est sensible puisque des entreprises locales comme Samsung Electronics et SK Hynix sont des fournisseurs majeurs de microprocesseurs pour les serveurs IA. Aux États-Unis, des sénateurs proposent d’interdire l’IA chinoise sur les appareils du gouvernement.
DeepSeek suscite l’inquiétude dans le monde entier. Taïwan interdit son utilisation aux agences gouvernementales pour des raisons de « sécurité nationale ». L’Australie a retiré l’IA des appareils gouvernementaux tandis que l’autorité italienne de protection des données a lancé une enquête et interdit le traitement des données des utilisateurs italiens. En France, la Cnil a demandé des explications sur le traitement des données. Idem pour la DPC irlandaise, son équivalent.
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