Fin des disques PlayStation : le boycott censé punir Sony tourne au fiasco, la sauce ne prend pas

Les joueurs auront tenté le boycott, mais ça n’a pas marché. Le mouvement PSBlackout ambitionnait de montrer son mécontentement face à la fin des disques physiques en demandant aux joueurs qui participent de couper leur connexion et leurs achats pendant une semaine.

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PSBlackout PlayStation Sony boycott
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • Le boycott PS Blackout contre la fin des disques physiques n’a eu aucun effet visible sur l’activité PlayStation selon Circana.
  • Malgré près de 400 000 signatures et beaucoup de colère en ligne, les ventes physiques restent trop faibles face au numérique.
  • Sony devrait donc maintenir son cap avec l’arrêt des nouveautés PlayStation sur disque dès janvier 2028.

Sauf que selon le cabinet d’études Circana, pas de baisse du nombre de joueurs ou de leur activité aux États-Unis. Si la colère existe en ligne, le boycott est loin de suivre, alors que le numérique s’est imposé tout naturellement aux joueurs.

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Le mouvement PSBlackout n’a pas eu l’effect escompté

C’est cet été que DoesItPlay a lancé le PSBlackout après que Sony a annoncé la fin des disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation. Le mouvement se présente comme une communauté qui souhaite préserver le jeu vidéo. La campagne demandait aux joueurs de délaisser les plateformes PlayStation pendant une semaine du 23 au 30 août 2026.

No. There was no significant change at all in player count or engagement in our tracking.

Mat Piscatella (@matpiscatella.bsky.social) 2026-09-14T14:28:48.658Z

On parle de PlayStation toujours éteintes et donc d’aucune connexion au PlayStation Network, d’achat ou de renouvellement de l’abonnement PS Plus. Puis, suite à cette semaine, DoesItPlay appelait à prolonger le boycott sans date de fin.

Mat Piscatella, directeur et conseiller de l’industrie du jeu vidéo chez Circana, explique que le boycott n’a eu aucun poids. “Nous n’avons constaté aucune variation notable du nombre de joueurs ni de leur activité dans nos relevés”, explique l’analyste de Circana. Le contraste est donc brutal par rapport au bruit sur les réseaux sociaux.

Rappelons que la pétition qui dénonce l’abandon des disques physiques approche des 400 000 signatures. Et depuis des semaines, toutes les publications PlayStation sur les réseaux sociaux ont droit à leurs messages hostiles. Malheureusement, la communauté qui souhaite préserver le physique puisque les achats numériques ne nous appartiennent jamais, comme l’a rappelé Sony, se heurte à une réalité concrète.

Selon les derniers chiffres, sur la semaine se terminant le 11 juillet, il n’y a que deux titres qui ont franchi la barre des 10 000 ventes physiques aux États-Unis. Et depuis le début de l’année 2026, c’est seulement sept jeux PlayStation qui ont franchi la barre des 100 000 exemplaires physiques vendus aux États-Unis. Mat Piscatella résume le problème selon lui : s’insurger en ligne ne coûte pas grand-chose.

Sony ne compte sans doute pas reculer sur la fin des disques physiques

Bref, ces chiffres nous expliquent notamment pourquoi Sony ne recule pas et ne reculera sans doute pas sur sa décision après avoir annoncé la fin des disques pour les nouveaux jeux PlayStation en juillet dernier. C’est en janvier 2028 que l’entreprise japonaise arrêtera la production de galettes pour les nouveautés. Sur le dernier exercice fiscal de Sony, environ 80% des ventes de jeux étaient numériques.

Mais précisons toutefois que l’arrêt des nouveaux disques physiques est moins radical que ce que Sony laisse entendre. Des rapports parlaient d’une réduction de 90% de la production de disques pour son usine autrichienne, mais Sony parle plutôt de 10%.

Alors si les nouveautés ne sortiront plus sur disque, les anciens jeux PS5 pourront encore être repressés au format physique. Les éditeurs garderont la possibilité de commander de nouveaux exemplaires pour les titres déjà sortis.

Mais qu’importe, les faits sont là. Sony tourne le dos au disque physique pour les nouveautés et donc de facto, les jeux n’appartiendront plus du tout aux joueurs. Si Sony décide de couper les robinets et que les serveurs de certains titres sont inaccessibles, ils ne pourront donc plus être lancés. Et puis n’oublions pas que cela pousse à la dépendance à une connexion Internet.

Le disque physique a de nombreux avantages pour les joueurs

PSBlackout a sans doute subi le trailer de GTA 6 diffusé sur Netflix. La vidéo a attiré plus de 31 millions d’internautes en quatre jours alors que le jeu est totalement dématérialisé, un choix que Take-Two assume. Alors forcément, quand le jeu le plus attendu de la décennie décide de se passer de disque physique, beaucoup de joueurs ne mouftent pas et le boycott perd un peu en ampleur.

Ce qui est dommage puisque les joueurs ont tout à gagner avec le format physique, comme la possibilité de prêter des jeux ou encore de les revendre. Il y a aussi la préservation du jeu vidéo, essentiel pour le patrimoine vidéoludique.

Et puis n’oublions pas que la concurrence permet de tirer les prix vers le bas alors que l’achat numérique sur PlayStation impose un prix unique souvent plein pot. Et rappelons que, selon les derniers chiffres, les jeux PS5 numériques coûtent jusqu’à 47% plus cher que le physique dans certains cas.

Pour faire plier Sony, le bruit sur les réseaux sociaux ne suffit donc pas. Le mouvement PSBlackout a subi un premier échec, mais nul doute que le mouvement continuera pour se faire entendre.

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