En avril 2026, Renault lance sa Twingo E-Tech 100 % électrique. La citadine est à 19 490 euros en finition Evolution. Si l’on ajoute le bonus écologique de 3 500 euros, le prix tombe à environ 16 000 euros. Et pour les foyers plus modestes, c’est sous les 14 000 euros. C’est la voiture électrique la moins chère de France.

- Renault lance la Twingo E-Tech 100 % électrique en avril 2026.
- Pour les foyers les plus modestes, la citadine peut passer sous les 14 000 euros.
- Renault a développé la Twingo en deux ans avec une méthode « à la chinoise » pour frapper vite et contrer les marques chinoises sur l’électrique abordable.
Après la R5 E-Tech et la 4L, le constructeur français continue de ressusciter ses modèles emblématiques. En 1993, la Twingo première génération sortait des chaînes et 33 ans plus tard, la citadine revient en version électrique. Le design reprend les codes de l’originale avec les phares ronds, la silhouette compacte et cette esthétique reconnaissable. La voiture mesure 3,79 m de long. Bref, une vraie citadine taillée pour la ville.
Une fiche technique soignée pour la Renault Twingo électrique

L’intérieur de la Twingo E-Tech propose cinq portes, deux sièges arrière indépendants qui coulissent et un coffre de 360 litres. Ce coffre monte à plus de 1 000 litres avec les sièges rabattus. Le dossier du siège passager avant est rabattable. Pour une citadine à ce prix, la polyvalence est notable. La voiture embarque aussi jusqu’à 24 aides à la conduite.
Le moteur électrique développe 60 kW, soit 82 chevaux avec une vitesse maximale de 130 km/h. Sa batterie LFP de 27,5 kWh est fournie par le chinois CATL, le leader mondial du secteur. L’autonomie atteint 263 km en cycle WLTP avec les jantes 16 pouces. En finition Techno avec jantes 18 pouces, l’autonomie baisse à environ 250 km. Le poids est de 1 200 kg. La recharge de 10 % à 80 % prend environ 30 minutes sur une borne rapide DC.
Sauf que voilà, la version de base Evolution n’a pas la charge rapide en DC. Il faut ajouter l’option Advanced Charge à 500 euros pour en profiter. C’est le même problème que sur la Renault 5 E-Tech dont les propriétaires de la version Five ont découvert l’absence de charge rapide après l’achat. Si vous zappez cette option, la recharge prend plus de quatre heures sur une prise domestique. C’est un vrai frein pour les conducteurs lors des trajets longs. Même avec les 500 euros en plus, le véhicule reste sous les 20 000 euros.
Renault change sa stratégie pour frapper vite et fort
La finition Techno est affichée à 21 090 euros. Elle ajoute la climatisation automatique, le régulateur de vitesse adaptatif avec Stop and Go et la caméra de recul. Le mode One Pedal permet de conduire avec une seule pédale en ville. On retrouve aussi le multimédia OpenR Link avec Google intégré. Rappelons que la Twingo électrique avait été présentée officiellement en novembre 2025 avec la promesse d’un prix sous les 20 000 euros. C’est chose faite.
Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault, assume la stratégie. Le constructeur adopte une méthode « à la chinoise ». La Twingo a été développée en deux ans, soit deux fois plus vite que la durée habituelle. Elle est assemblée à Novo Mesto en Slovénie, dans l’usine historique des Twingo thermiques. CATL ouvrira une usine en Hongrie avec une ligne pour la batterie de la Twingo.
Renault coupe l’herbe sous le pied des constructeurs chinois. Si l’on retire les remises, la Twingo se place sous la Citroën e-C3 électrique de Stellantis. Elle fait mieux que les modèles les moins chers de BYD, de MG et de Leapmotor. Ces trois marques sont fabriquées en Chine et ne sont pas éligibles au bonus écologique français. C’est un avantage compétitif majeur pour Renault.
La concurrence chinoise progresse vite en Europe
Mais la guerre n’est pas terminée alors que l’ombre chinoise pèse sur l’Europe. BYD prépare une usine en Hongrie et Leapmotor construit la sienne en Espagne. Quand ces constructeurs chinois assembleront en Europe, les primes nationales leur seront accessibles. En 2026, BYD affiche une croissance de 175 % en Europe et la part de marché des constructeurs chinois atteint 7,4 % sur le continent. La réponse des constructeurs européens presse.

Renault joue une carte agressive sur le segment des petites citadines électriques. Le marché de l’électrique a bondi de 30 % en Europe en 2025 pour atteindre 17,4 % des ventes globales. C’est ce segment abordable qui attire le plus de nouveaux acheteurs. Reste à voir si la Twingo E-Tech convaincra autant que la R5, élue voiture de l’année 2025 mais rappelée à 16 000 suite à des pannes.
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