Le radiotélescope CHIME (Canadian Hydrogen Intensity Mapping Experiment), installé au Canada, a fait une découverte astronomique majeure qui remet en question les théories sur l’origine des sursauts radio rapides (FRB). L’installation a détecté une série de 22 signaux radio mystérieux d’une source inattendue : une galaxie inactive qui date des premiers âges de l’univers.

Les découvertes majeures se multiplient, ces derniers mois. Récemment, le télescope James-Webb a découvert une galaxie qui modifie notre compréhension de la formation de l’Univers. Aujourd’hui, c’est au tour du radiotélescope CHIME de repousser les limites de la compréhension.
Les chercheurs sont stupéfiants par cette galaxie morte aux signaux radio jamais observés
Les sursauts radio rapides (Fast Radio Bursts) sont des phénomènes astrophysiques d’une puissance colossale. Ces impulsions d’ondes radio ne durent que quelques millisecondes et libèrent une énergie qui dépasse celle émise par le Soleil pendant toute une année. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que seuls des amas stellaires actifs généraient des signaux pareils.
La première détection par CHIME remontent à février 2024 suivie de 21 autres signaux sur une période de cinq mois. La source de ces émissions a été localisée dans une galaxie à deux milliards d’années-lumière de la Terre.
Il s’agit d’une structure céleste âgée de 11,3 milliards d’années a une masse estimée à 100 milliards de fois celle du Soleil et une énorme luminosité. Tarraneh Eftekhari, qui dirige l’étude, souligne la totale absence de jeune étoile dans cette galaxie. La théorie principale ? L’existence possible d’une nouvelle catégorie de FRB liée à des systèmes stellaires anciens.
Encore plus intriguant selon Vishwangi Shah de l’Université McGill, les signaux proviennent de la périphérie galactique à 130 000 années-lumière du centre. Les théories actuelles situent les FRB dans les zones de formation stellaire.
L’hypothèse privilégiée par les chercheurs propose que ces signaux viennent d’un amas globulaire, une concentration sphérique extraordinairement dense d’étoiles anciennes. Pour confirmer cette théorie, les équipes scientifiques ont demandé l’accès au télescope spatial James Webb. Si l’hypothèse se vérifie, il s’agirait seulement du second FRB de ce type observé après la première détection de 2022.
Pour le professeur Wen-fai Fong, cette découverte montre que l’Univers défie notre compréhension des phénomènes astrophysiques. En cas d’infirmation de la théorie de l’amas globulaire, Vishwangi Shah parle de la nécessité d’explorer des théories alternatives plus… surprenantes. Tarraneh Eftekhari pense que l’étude approfondie de l’environnement de ces FRB serait la clé pour percer leurs mystères.
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