Les revendeurs de clés IPTV dans le viseur de la justice, un homme condamné à 2 ans de prison

Le tribunal de York a infligé une peine de 2 ans de prison contre un revendeur de clés IPTV illégales. Les autorités passent donc la seconde pour lutter contre le piratage des contenus pirates alors que l’Europe dans sa globalité intensifie la fronde face à une pratique qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

IPTV prison
© Envato
  • Sunny Kanda, un habitant de Halifax, a été condamné à 2 ans de prison pour avoir vendu des Amazon Fire TV Stick modifiés permettant l’accès à des flux IPTV illégaux
  • Pendant 18 mois, il a gagné près de 125 000 euros en revendant ces appareils modifiés à plusieurs centaines de clients via un groupe Facebook privé infiltré par FACT
  • Bien que cette condamnation soit notable, les grands réseaux de piratage internationaux continuent de prospérer, posant des défis aux autorités, notamment depuis l’étranger

La sanction contre l’homme, habitant de Halifax, étonne peu. L’Europe a intensifié sa lutte et une personne a déjà été condamnée en Grèce, une première historique. Quant à l’Italie, le gouvernement a déployé son Piracy Shield qui a frappé très fort sur tout le Vieux Continent.

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Il vendait des clés IPTV illégales et se retrouve derrière les barreaux

L’homme, appelé Sunny Kanda et âgé de 41 ans, vendait des Amazon Fire TV Stick modifiés pour accéder à des flux IPTV illégaux. Les clients accédaient alors aux contenus des chaînes payants sans débourser le moindre centime, notamment Netflix et Disney+. Le condamné a exercé cette activité illégale pendant 18 mois et a empoché près de 108 000 livres sterling soit environ 125 000 euros.

L’enquête a montré que Sunny Kanda agissait seul et ne faisait pas partie d’un réseau criminel organisé comme c’est souvent le cas, notamment au Vietnam qui a appréhendé des gérants. L’homme achetait de gros stocks d’applications modifiées et d’abonnements IPTV illégaux pour les intégrer aux Amazon Fire Stick et revendus avec une forte marge. On parle de plusieurs centaines de clients.

Pour remonter jusqu’à Sunny Kanda, un enquêteur de FACT, organisation anti-piratage, s’est infiltré dans un groupe Facebook privé où près de 4 000 membres s’échangeait ces clés IPTV modifiées.

Malgré ce coup de filet, il ne s’agit que d’une petite condamnation d’un homme qui agissait seul. Les grands réseaux perdurent toujours et les gérants empochent des millions de dollars, tous les mois. Les autorités ont parfois bien du mal à les appréhender, notamment lorsqu’ils opèrent depuis l’étranger.

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