À l’approche des fêtes, la tentation Temu est grande pour faire des économies et poser des cadeaux au pied du sapin. Mais prudence ! Selon une enquête menée par le gouvernement métropolitain de Séoul, il existe des risques si vous achetez des vêtements sur les plateformes chinoises de fast fashion.

- Des vêtements enfants Temu contiennent 622 fois le taux légal de phtalates
- SheIn avait déjà commercialisé des chaussures avec 428 fois trop de phtalates
- Temu et AliExpress ont retiré les vêtements toxiques avant la publication des tests coréens
Business Insider rapporte que cette étude se penche spécifiquement sur les vêtements d’hiver des enfants. Alors qu’Amazon a lancé sa plateforme pour concurrencer la fast fashion chinoise, l’enquête dévoile la présence de substances hautement toxiques dans des articles vendus par Temu, AliExpress et Shein, dont certains pour les enfants.
Temu vend des vêtements pour enfants très toxiques
Sur 26 vêtements testés, 7 contenaient des substances toxiques, notamment des phtalates, additifs chimiques utilisés pour assouplir les plastiques mais cancérigènes avec un impact sur la fertilité. Mais ce n’est pas tout, puisque ces textiles étaient positifs au plomb et au cadmium, également connus pour favoriser les cancers.
La situation est préoccupante, notamment parce que Temu est dans le viseur de Bruxelles pour la qualité douteuse de ses produits qui ne respectent pas les normes en vigueur sur le sol européen. Le marketing très agressif est aussi pointé du doigt, tout comme la crainte d’un espionnage massif pour le compte de la Chine.
Les tests menés sur les vêtements vendus par Temu montrent des dépassements très inquiétants des normes. Par exemple, un blouson avait une concentration en phtalates 622 fois supérieure à la limite légale, avec un taux de plomb et de cadmium respectivement 3,6 et 3,4 fois au-dessus des seuils autorisés. Autre site de fast fashion chinois : AliExpress. L’une des paires de chaussures vendues sur la plateforme contenait cinq fois plus de plomb que la limite autorisée en Corée du Sud.
En réponse, Temu a retiré les articles incriminés avant même la publication des résultats. Quant à AliExpress, l’entreprise collabore avec les autorités coréennes pour supprimer les produits en question.
La fast fashion chinois provoque une grande pollution
La fast fashion est souvent critiquée pour la qualité douteuse des produits vendus à des prix agressifs, engendrant une énorme pollution. L’impact environnemental de sites comme Temu, AliExpress ou encore Shein est désastreux avec une approche jetable et une surconsommation. La Poste se retrouve inondée sous les colis de ces plateformes.
Ce n’est pas la première fois que la Corée du Sud épingle la fast fashion chinoise. De précédents tests avaient déjà montré des résultats inquiétants. Par exemple, Shein vendait une paire contenant 428 fois le niveau autorisé de phtalates. Depuis, l’entreprise a fourni des documents pour prouver la conformité de ses produits aux normes en vigueur.
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