Le marché des véhicules électriques d’occasion se porte très bien en France, mais derrière cette croissance, certains modèles se revendent en quelques semaines et d’autres stagnent pendant plus de six mois sur les parkings. Les écarts sont considérables entre les véhicules les plus convoités et ceux que les acheteurs délaissent selon le dernier baromètre de Mobilians et de l’Avere, publié avec les données AAA Data.

En 2025, plus de 5,4 millions de véhicules ont changé de propriétaire en France. Dans ce volume, les ventes de voitures électriques d’occasion bondissent de 30 % au quatrième trimestre pour atteindre 54 083 transactions. Mais alors pourquoi un tel succès pour les véhicules électriques alors que Bruxelles a assoupli ses consignes pour 2035 ?
🚗Ces véhicules électriques d’occasion qui plaisent et déplaisent en France
D’abord, la baisse des prix sur le marché de l’occasion, le retour massif de véhicules en fin de contrat de leasing et une meilleure transparence sur l’état des batteries. Les acheteurs sont donc en confiance avec des écarts de prix qui atteignent parfois 20 000 euros comparé au neuf. Les véhicules électriques sont donc plus accessibles pour les ménages qui hésitent encore.
Rien qu’au quatrième trimestre 2025, les particuliers ont représenté 84,7 % des transactions sur un total de 45 820 achats. Parmi eux, 36 % ont opté pour un contrat de location, soit une hausse de 27 % par rapport au précédent trimestre. La location longue durée plaît aussi à un tiers des acquéreurs de véhicules électriques d’occasion contre seulement 2 % pour les modèles thermiques. Il s’agit d’un mode de financement pour étaler le coût tout en gardant la possibilité de changer de véhicule à l’issue du contrat.
Mais derrière cette progression, tous les véhicules électriques n’ont pas le même succès. Quand certains partent en quelques semaines, d’autres sont bloqués pendant plus de six mois. D’après le baromètre, il faut 161 jours en moyenne à un professionnel pour revendre un véhicule électrique d’occasion, soit un jour de plus qu’au troisième trimestre 2025. Mais alors pourquoi de tels écarts ? Ce qui fait la différence, c’est l’autonomie réelle, la capacité de la batterie, la vitesse de recharge et le rapport qualité-prix.
Voici les voitures électriques d’occasion très populaires en France
- Mini Electric : 46 jours en moyenne, 46 % vendues en moins de trois mois
- Renault Mégane E-Tech 60 kWh : 31 % vendues en moins de trois mois
- Renault Twingo III électrique : 49 jours en moyenne, 28 % vendues en moins de trois mois
- Renault Zoé : 49 jours en moyenne, 28 % vendues en moins de trois mois
- Fiat 500e (37,3 kWh) : 43 jours en moyenne, 27 % vendues en moins de trois mois
- Dacia Spring : forte demande, prix très compétitif
- Peugeot e-208 : tarifs attractifs, bonne disponibilité
Si ces véhicules électriques plaisent autant, c’est grâce à leur prix accessible sur le marché de l’occasion. Leur autonomie correspond aussi à des besoins quotidiens pour la majorité des conducteurs. On trouve également très facilement les pièces détachées, comme l’illustre la Renault Zoé, pionnière du segment en France. Les acheteurs apprécient aussi la simplicité d’entretien de ces citadines et compactes.
Voici les voitures électriques d’occasion qui ne sont pas populaires en France
- DS 3 Crossback E-Tense : 233 jours en moyenne
- Citroën ë-C4 : 215 jours en moyenne
- Peugeot e-2008 : 200 jours en moyenne
- Nissan Leaf II (40 kWh) : 238 jours en moyenne, 64 % vendues très lentement
Malheureusement, ce sont trois modèles du groupe Stellantis qui prennent du temps à trouver acquéreur sur le marché de l’occasion. La DS 3 Crossback E-Tense a une autonomie trop basse avec environ 300 km en conditions réelles. Ses concurrents proposent des performances similaires à des prix inférieurs. La Citroën ë-C4 et la Peugeot e-2008 souffrent du même handicap. Leur tarif d’occasion est trop haut par rapport aux prestations offertes, notamment en termes d’autonomie et de vitesse de recharge.
On s’attend à ce que le marché de l’occasion poursuive sa croissance en 2026. Le leasing fera son retour pour alimenter l’offre et la demande risque d’être haute chez les ménages sensibles à la hausse des prix du carburant. Mais les modèles qui ne proposent pas une bonne autonomie et un rapport qualité-prix décevant risquent de rester longtemps stationnés sur les parkings.
- En France, les ventes de véhicules électriques d’occasion bondissent de 30 % au quatrième trimestre 2025, avec 54 083 transactions.
- La baisse des prix, le retour des fins de leasing et une meilleure transparence sur l’état des batteries dopent la confiance, avec jusqu’à 20 000 euros d’écart avec le neuf.
- Tous les modèles ne se revendent pas pareil, 161 jours en moyenne chez les pros, et la DS 3 Crossback E-Tense, la Citroën ë-C4 et la Peugeot e-2008 stagnent faute d’autonomie et de rapport qualité-prix.
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