Un parc d’attractions Dragon Ball aux portes de Paris, l’officialisation aurait lieu dans quelques jours

Le dossier est ouvert en secret entre la France et l’Arabie saoudite depuis des mois pour un parc d’attractions Dragon Ball en région parisienne. Le parc prendrait place sur le site de Mirapolis, à Courdimanche dans le Val-d’Oise. À la fin du mois d’août dans quelques jours, ce projet pourrait être officialisé à Paris lors de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane.

Sommaire
Dragon Ball parc d'attractions
  • La France discute d’un parc Dragon Ball à Courdimanche, sur l’ancien site de Mirapolis, avec Qiddiya Investment Company.
  • Le projet serait plus modeste que le parc saoudien, mais dépasserait déjà le milliard d’euros selon les premières estimations.
  • Rien n’est encore signé ou officialisé, tandis que l’Élysée, Qiddiya et Toei Animation refusent de commenter.

C’est le média Politico qui a révélé les discussions autour de ce parc. Des sources diplomatiques, gouvernementales et industrielles parlent de discussions pilotées par la présidence. Le parc Dragon Ball français serait plus modeste que celui prévu en Arabie saoudite, selon trois personnes proches du dossier.

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Un parc Dragon Ball près de Paris qui pourrait être dévoilé à la fin du mois

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La rumeur circule chez les fans du manga depuis plusieurs jours et l’Élysée ne fait aucun commentaire sur le sujet. Idem pour la société Qiddiya Investment Company, qui refuse tout commentaire sur le projet. Il s’agit d’une filiale du fonds souverain saoudien PIF.

Qiddiya Investment Company construit la ville de Qiddiya près de Riyad, pensée pour les parcs et les loisirs. En 2024, Qiddiya a annoncé le premier parc à thème Dragon Ball au monde, en partenariat avec le studio japonais Toei Animation.

Le premier parc saoudien s’annonce gigantesque, avec plus de 30 attractions sur 500 000 mètres carrés et un dragon Shenron de 70 mètres au centre. En juin 2026, Qiddiya a rencontré Emmanuel Macron au sommet Choose France et l’entreprise a ouvert une antenne à Paris.

Rappelons qu’un protocole d’accord signé à cette occasion prévoit d’explorer un projet majeur dans le tourisme et le divertissement en France.

Le parc Dragon Ball s’installerait là où se trouvait Mirapolis

Le site choisi a une histoire. Le 21 mai 1987, Jacques Chirac inaugurait Mirapolis, le premier grand parc d’attractions français, sur le thème des contes et de la littérature. Une statue de Gargantua de 35 mètres dominait les 45 hectares du site. Mirapolis visait deux millions de visiteurs par an et la fréquentation a plafonné autour de 400 000.

Sauf que voilà, les difficultés financières se sont accumulées avec une météo défavorable et l’arrivée de Disneyland Paris. Le 20 octobre 1991, le parc a fermé ses portes après quatre saisons seulement. Le soft power étasunien l’a emporté sur ce projet français.

L’Arabie saoudite connaît ce dossier de longue date. À la fin des années 1980, le milliardaire saoudien Ghaith Pharaon figurait parmi les investisseurs de Mirapolis, sans sauver le site. Ghaith Pharaon était passé par la Banque arabe internationale d’investissement pour monter le financement. L’argent saoudien est de retour à Courdimanche, 35 ans plus tard.

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Le projet dépasserait le milliard d’euros selon les premières estimations. Disneyland Paris, première destination touristique d’Europe, est installé à environ 80 kilomètres du site. Le Val-d’Oise récupérerait des emplois et des visiteurs avec ce parc Dragon Ball.

Réponse à la fin du mois d’août, dans quelques jours

Les élus locaux découvrent le dossier. Le maire de Cergy et président de l’agglomération a été informé du projet, quand d’autres élus n’étaient pas là lors des discussions. Aurélien Taché, député du Val-d’Oise, se dit « attentif aux conditions environnementales » du chantier.

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La visite de Mohammed ben Salmane à Paris est attendue pour la fin du mois d’août, dans quelques jours. Le royaume saoudien multiplie les investissements dans le divertissement avant cette visite, pour préparer l’économie de l’après-pétrole. Pas de montant officiel en France et Toei Animation n’a rien commenté. Et évidemment, rien n’est signé pour le moment, du moins rien n’a été communiqué.

Source : Politico

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