Un espoir contre le cancer : un médicament déjà connu freine les métastases

Le cancer est une maladie sinueuse par sa capacité à se propager à d’autres organes. Selon une étude, un médicament cardiaque déjà sur le marché réduit le risque des métastases en dissolvant les amas de cellules cancéreuses du sein qui circulent dans le sang des patients.

© Envato
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La radiothérapie et la chimiothérapie sont efficaces contre le cancer mais les tumeurs sont en mesure de “fuir” des cellules dans la circulation sanguine, provoquant de nouvelles tumeurs partout dans le corps. Malheureusement, chaque nouvelle tumeur réduit drastiquement les chances de survie d’un patient.

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Un traitement courant pourrait révolutionner la lutte contre les métastases cancéreuses

Selon une étude publiée dans la revue Nature, en 2019, des scientifiques de l’ETH à Zurich ont testé plus de 2 400 substances contre les cellules tumorales circulantes (CTC) en laboratoire. L’une des plus prometteuses est la digoxine, un composé dérivé de la digitale pourpre.

Les chercheurs viennent de tester cette molécule, en 2025, sur des patients atteints d’un cancer du sein métastatique. Dans une étude clinique limitée, neuf d’entre eux ont reçu de faibles doses de digoxine pendant une semaine.

Les résultats montrent que le nombre de cellules par amas circulant a diminué de 2,2 cellules, en moyenne. Le chiffre semble modeste mais les populations d’amas sont déjà relativement petites et leur taille affecte leur capacité à former de nouvelles tumeurs.

« Les métastases du cancer du sein dépendent des amas de CTC », explique Nicola Aceto, chercheur principal de l’étude. « Plus ils sont grands, plus ils sont efficaces. » La digoxine bloque les pompes à ions dans les membranes des cellules tumorales, ce qui provoque une absorption excessive de calcium qui fait se désagréger les amas.

Il s’agit d’une méthode qui peut théoriquement combattre le cancer, mais pas seule. Elle pourrait être associée à la radiothérapie ou la chimiothérapie qui ciblent la tumeur primaire pendant que la digoxine stoppe la propagation de la maladie.

L’étude est de petite taille mais représente une avancée prometteuse vers une utilisation clinique. La digoxine est déjà utilisée pour des problèmes qui frappent le cœur comme l’insuffisance cardiaque et la fibrillation auriculaire : son profil de sécurité est connu.

Les chercheurs prévoient de développer d’autres versions de la molécule de digoxine qui pourraient être plus efficaces et d’étendre l’étude à d’autres cancers sujets aux métastases.

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