Un constructeur chinois encore peu connu en Europe veut y vendre plus de voitures que Ford et Opel d’ici 2030

En 2025, Ford et Opel ont vendu respectivement 420 000 voitures et 400 000 en Europe. Sauf que d’ici 2030, un constructeur chinois veut les dépasser et en écouler 500 000 par an sur le Vieux Continent, soit la moitié de son objectif mondial.

Sommaire
Xpeng G6 G9

On parle ici de Xpeng qui cherche désormais à surpasser des constructeurs historiques comme Ford et Opel en Europe. Même pour ces entreprises présentes depuis des dizaines d’années, l’ambition du constructeur chinois montre que la pression est énorme.

Xpeng ambitionne de vendre plus que Ford et Opel en Europe

Toutefois, rappelons que Xpeng est encore loin de son objectif. Depuis 2020, le constructeur chinois a écoulé environ 60 000 voitures sur le marché européen. L’an dernier, les ventes mondiales ont atteint 429 445 unités. He Xiaopeng, PDG de Xpeng, souhaite atteindre un million de ventes par an dans le monde à la fin de la décennie, dont 500 000 en Europe.

Il faut dire que les constructeurs chinois progressent rapidement en Europe comme BYD, et d’autres qui arrivent comme Xiaomi l’année prochaine. Au deuxième trimestre 2026, les constructeurs chinois ont capté 10,7 % des ventes de voitures en Europe contre 5,7 % un an auparavant.

En septembre dernier, la part des voitures électriques en termes de nouvelles immatriculations en France représentait 42 %. Cela signifie que Xpeng arrive à un moment où les conducteurs français achètent bien plus de modèles électriques que de thermiques.

Le constructeur chinois a bien conscience que les frais de douane européens pourraient stopper sa progression et ne compte pas vendre des voitures importées de Chine. Xpeng produit déjà des véhicules chez Magna à Graz, en Autriche. Là-bas, ce sont les SUV G6 et G9, le P7 Plus et le nouveau G9L qui sont produits.

Les firmes chinoises sont de plus en plus présentes en Europe

D’ailleurs, le G9L de Xpeng est présent au Mondial de l’Auto de Paris, qui a lieu en ce moment même, avec un prix de départ de 74 990 euros. Un modèle qui montre que le constructeur chinois cherche aussi à convaincre les clients haut de gamme.

Mais bien évidemment, l’usine autrichienne ne suffit pas pour atteindre les ambitions de Xpeng. Yeqing Zheng, vice-président du constructeur chinois, explique que le volume produit en Autriche ne permet déjà plus d’accompagner la croissance visée en Europe.

Xpeng est donc à la recherche d’une autre usine avec un producteur européen local. Parmi les options étudiées, un nouveau site de production ou un autre qui est déjà en activité.

Bien évidemment, Xpeng compte s’adapter aux nouvelles règles préparées par Bruxelles. L’Union européenne veut privilégier les voitures qui intègrent une part minimale de production locale pour accéder à certaines aides. Xpeng travaille donc sur une chaîne de fournisseurs beaucoup plus européenne, jusque dans les batteries.

Xpeng s’installe déjà durablement en Europe

En mai dernier, Xpeng discutait avec Volkswagen et d’autres constructeurs européens pour acheter ou utiliser une usine en Europe. En 2023, Volkswagen a justement acheté 4,99 % de Xpeng pour environ 700 millions de dollars. Les deux entreprises développent des voitures ensemble en Chine, ce qui permet à Xpeng d’avoir un accès direct à un constructeur historique cherchant à réduire ses capacités inutilisées en Europe.

Et la pression chinoise ne vient pas que de Xpeng. Au Mondial de l’Auto de Paris, on trouve près de 20 marques chinoises, soit deux fois plus que lors de l’édition précédente. Ford, Volkswagen, Stellantis ou encore Renault font donc face à une concurrence redoutable venue de Chine.

Xpeng a un autreatout dans sa manche pour atteindre l’Europe. Reuters nous a révélé que le constructeur chinois souhaite vendre ses technologies à d’autres constructeurs étrangers après son accord avec Volkswagen.

Parmi les technologies proposées par le constructeur, on trouve ses logiciels de bord, ses aides à la conduite et ses puces IA. Au deuxième trimestre 2026, les revenus de ces services et autres activités ont presque doublé sur un an. Une progression qui vise en grande partie des technologies fournies à Volkswagen.

Réagissez à cet article !

Un avis, une expérience, un désaccord ? La discussion est ouverte.