Pris dans une tempête, des scientifiques découvrent en Antarctique une île jamais répertoriée

Alors que l’équipage du Polarstern, un brise-glace allemand de l’Institut Alfred Wegener, cherchait à se réfugier d’une tempête, il a découvert une nouvelle île répertoriée sur aucune carte. Cette dernière serait apparue aux yeux de tous à cause de la fonte des glaces en Antarctique.

nouvelle île découverte
©Institut Alfred Wegener / Simon Dreutter
  • Début février 2026, l’équipage du Polarstern a découvert une île inconnue près de l’île Joinville en Antarctique.
  • L’île mesure environ 130 mètres de long, 50 mètres de large et 16 mètres de haut au-dessus de l’eau.
  • Les chercheurs estiment qu’elle est devenue visible à cause de la fonte de la neige et de la glace liée au recul de la banquise.

C’est une découverte aussi rare qu’intrigante. En effet, une nouvelle île va être ajoutée aux cartes marines. Cette dernière n’avait jamais été répertoriée et sa découverte relève d’un grand hasard. En raison d’une tempête, un équipage de chercheurs allemands à bord d’un brise-glace a dû chercher un refuge et a donc trouvé cette île encore inconnue. Cette découverte aurait été rendue possible par le réchauffement climatique et le recul de la banquise. 

Une île invisible sur les cartes… ou presque

C’est début février 2026 que la découverte a eu lieu. Comme nous venions de le dire, l’équipage d’un brise-glace de l’Institut Alfred Wegener a été pris dans une tempête et a cherché refuge près de l’île Joinville en Antarctique. C’est alors qu’ils ont aperçu cette nouvelle île.

Simon Dreutter de l’Institut Alfred Wegener explique : « Par le hublot, nous avons aperçu un « iceberg » à l’aspect trouble. En y regardant de plus près, nous avons compris qu’il s’agissait probablement d’un rocher. Nous avons alors changé de cap et mis le cap sur cette zone, et il est devenu de plus en plus évident qu’une île se dressait devant nous ! »

Le plus surprenant est que le secteur de la découverte était marqué comme zone dangereuse sur certaines cartes marines, ni quelle en était la raison. Cependant, ces dernières ne précisaient pas s’il y avait bien une île à cet endroit. Il faut dire que depuis les images satellites, il est difficile de distinguer celle-ci des icebergs que l’on trouve tout autour. 

Quoi qu’il en soit, les chercheurs en ont profité pour documenter cette dernière. Voici les résultats :

  • une longueur d’environ 130 mètres
  • une largeur de 50 mètres
  • une hauteur de 16 mètres au-dessus de l’eau

Une île qui doit encore être nommée

Sans surprise, cette île ne possède aucun nom officiel et il va donc falloir procéder à sa dénomination. Pour le moment, cette information n’a pas été partagée. L’équipe compte intégrer cette île aux cartes marines internationales et révéler son emplacement prochainement. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que l’équipage du Polarstern fait ce type de découverte. 

En effet, en 2014, ils avaient déjà répertorié deux montagnes sous-marines dans l’Atlantique Sud et dans la mer de Weddell. Au-delà de cette belle découverte, cela s’inscrit dans un contexte préoccupant. Alors que, contrairement à la banquise arctique, la banquise antarctique a longtemps été considérée comme stable. Mais depuis 2017, son étendue a diminué dans le nord-ouest de la mer de Weddell (en période estivale). La raison principale semble être le réchauffement des océans. 

C’est un véritable paradoxe. Ce secteur est de base mal cartographié, mais avec la fonte de nouvelles zones pourraient continuer à apparaître aux chercheurs. On peut fortement supposer que cette île a toujours existé, mais qu’elle n’est apparue aux yeux de tous que maintenant avec la disparition de la neige et de la glace. 

Source : AWI

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