Mars : cette méthode pourrait détecter des signes de vie

Et si la recherche de la vie extraterrestre sur Mars passait par une nouvelle méthode alors que les rovers ont fait choux blanc jusqu’à présent ? Les scientifiques ont présenté une nouvelle méthode, publiée dans Frontiers in Astronomy and Space Sciences, qui s’appuie sur la chimiotaxie.

Mars
© Envato

Il n’y a pas que la Lune qui est visée par la conquête spatiale. Mars est un objectif même si le trajet jusqu’à là-bas est loin d’être rapide. Des astrobiologistes allemands et portugais ont démontré que trois espèces de microbes sont attirées par un acide aminé, le L-sérine, et s’y déplacent naturellement.

Un nouveau procédé pourrait être la clé pour découvrir la vie sur Mars

Il s’agit d’une nouvelle approche dans la recherche de vie microscopique sur Mars alors que le L-série pourrait être présent sur Mars où a récemment été détecté un carré qui interroge les internautes. Selon les chercheurs, les premiers bombardements d’astéroïdes carbonés sur Mars et la Terre suggèrent la présence de cette molécule sur la planète rouge.

Les scientifiques ont donc utilisé des organismes extrémophiles comme substituts aux potentiels microbes martiens, les bactéries Bacillus subtilis et Pseudoalteromonas haloplanktis et l’archée Haloferax volcanii, pour simuler les conditions martiennes qui sont extrêmes.

© 2025 Riekeles, Bruder, Adams, Santos and Schulze-Makuch CC BY 4.0

« Les bactéries et les archées sont parmi les plus anciennes formes de vie sur Terre, mais elles se déplacent différemment et ont développé des systèmes de mobilité indépendamment« , explique Max Riekeles, ingénieur aérospatial à l’Université Technique de Berlin et co-auteur de l’étude.

L’expérience a été conçue pour être à la fois simple et reproductible. Elle repose sur une lame de verre divisée en deux chambres séparées par une fine membrane. Les microbes sont placés d’un côté, et le L-série de l’autre. Max Riekeles précise : « Si les microbes sont vivants et mobiles, ils nagent vers le L-sérine à travers la membrane ».

Les résultats positifs montrent que cette méthode est capable d’identifier la présence de microorganismes similaires dans des échantillons extraterrestres. Habituellement, cette tâche est loin d’être aisée, même avec des techniques microscopiques de pointe.

« Cette méthode est simple, abordable et ne nécessite pas d’ordinateurs puissants pour analyser les résultats », souligne le chercheur. Toutefois, son utilisation lors des missions spatiales demanderait un système automatisé avec des équipements plus compacts et robustes. Mais cette approche ouvre la voie à une recherche de vie extraterrestres à la fois économique et simplifiée. Il s’agit donc d’une bonne nouvelle dans un domaine aux technologies complexes et coûteuses.

Source : Frontiers in Astronomy and Space Sciences

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