La fiscalité automobile allait encore se durcir pour les propriétaires de voitures électriques. Et pour cause : une mesure inscrite dans le projet de loi de finances pour 2026 prévoyait d’étendre le malus au poids à ces modèles à partir du 1er juillet prochain.

Pour rappel, cette mesure visait particulièrement les voitures électriques qui n’atteignent pas un score environnemental suffisant selon les critères de l’ADEME. C’est-à-dire principalement celles produites en dehors de l’Europe. Le sujet est revenu dans les débats autour du projet de loi de finances 2026, adopté après le déclenchement de l’article 49.3 par Sébastien Lecornu, le Premier ministre. Mais la disposition a finalement été retirée de la version définitive du budget.
Le gouvernement fait machine arrière sur le malus au poids des voitures électriques
Dans le texte, le gouvernement entendait soumettre les voitures électriques qui n’ont pas d’écoscore à la taxe sur la masse. Le principe était celui d’un abattement de 600 kg pour tenir compte du poids des batteries. Pour faire simple, un SUV électrique de 2 200 kg aurait été taxé sur 1 600 kg, soit environ 1 000 euros de malus en plus à l’immatriculation. Parmi les premières victimes de cette mesure, les grands modèles familiaux et les berlines premium.
Plusieurs élus ont fait valoir que cette mesure envoyait un signal contradictoire. Certes, les voitures électriques ont dépassé les thermiques en termes de ventes en Europe en 2025, mais le marché traverse une phase de transition délicate. Bruxelles a notamment assoupli les exigences pour la fin de vente du thermique en 2035.
En parallèle, le gouvernement confirme le maintien et même le renforcement des aides à l’achat pour les voitures électriques neuves. Le bonus écologique, qui est désormais financé par les certificats d’économies d’énergie depuis juillet 2025, a été revalorisé. Les montants ont augmenté de 1 500 euros pour les ménages les plus modestes. Le barème fixe désormais jusqu’à 5 700 euros d’aide pour les foyers les plus fragiles, 4 700 euros pour les ménages modestes et 3 500 euros pour les autres.
Quels sont les critères du bonus écologique 2026 ?
Une surprime pour les véhicules équipés d’une batterie conçue en Europe s’ajoute. Un surbonus qui peut atteindre entre 1 200 et 2 000 euros selon les tranches de revenus. En tout, un ménage fragile peut donc cumuler jusqu’à 7 700 euros d’aide pour l’achat d’une voiture électrique neuve avec une batterie européenne. La mesure a été pensée pour soutenir les gigafactories en France comme ACC à Douvrin, Verkor à Dunkerque ou Envision à Douai. Bien évidemment, le but est aussi de protéger l’industrie automobile européenne de la concurrence asiatique.
Pour profiter de ces aides, le véhicule doit remplir plusieurs conditions :
- Son prix d’acquisition ne doit pas dépasser 47 000 euros hors options.
- Son poids doit être inférieur à 2 400 kilos.
- Le véhicule doit atteindre un score environnemental minimal de 60 points selon les critères de l’ADEME.
Rappelons que la liste des véhicules éligibles à ces bonus est régulièrement mise à jour sur le site de l’ADEME. Parmi les modèles français concernés, on trouve notamment les Renault 5 E-Tech, Citroën ë-C3, Peugeot e-208 ou Alpine A290.
- Le projet de loi de finances 2026 prévoyait d’étendre le malus au poids à certaines voitures électriques dès le 1er juillet, mais la mesure a été retirée du budget définitif.
- Le budget 2026 maintient et renforce le bonus écologique, avec des montants pouvant monter jusqu’à 5 700 euros selon les revenus, plus un surbonus batterie européenne pouvant atteindre 2 000 euros.
- L’éligibilité au bonus reste conditionnée, notamment par un prix sous 47 000 euros, un poids sous 2 400 kg et un éco-score ADEME d’au moins 60 points.
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