Les banques européennes sans réponse face à Mythos, l’IA d’Anthropic

L’IA expose les banques européennes à des cyberattaques d’un nouveau genre. Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), demande aux établissements de la zone euro de renforcer leurs investissements en cybersécurité.

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Claude Anthropic Mythos Europe banques
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • La BCE demande aux banques européennes d’investir davantage en cybersécurité face aux IA capables d’identifier et d’exploiter des failles à une vitesse inédite.
  • Les banques de la zone euro restent privées des IA étasuniennes les plus avancées comme Mythos, ce qui creuse leur retard face à Wall Street.
  • Après plusieurs cyberattaques majeures en France, la cybersécurité bancaire devient un enjeu central de souveraineté économique pour l’Europe.

Les IA comme Mythos d’Anthropic identifient des failles que les humains n’arrivent même pas à détecter. Et ce à une vitesse inquiétante. Les banques européennes n’ont pas accès à ces IA et accumulent un retard dangereux face aux entreprises étasuniennes. Alors la BCE alerte, il faut vite s’armer contre cette technologie.

Les IA représentent un danger pour le secteur bancaire européen

Le mercredi 27 mai 2026, Luis de Guindos s’est exprimé devant les journalistes à Francfort. Sa déclaration tombe à un moment où les régulateurs avertissent sur le risque que représentent les IA pour le secteur financier. « Il nous faut saisir bien mieux ce que ces nouveaux modèles impliquent et essayer de déployer les systèmes et les correctifs de cybersécurité capables de répondre à cette situation », a déclaré Luis de Guindos.

Et pour cause, les banques de la zone euro reposent encore sur des systèmes informatiques dépassés. Carrément obsolètes même. On parle d’infrastructures qui n’ont pas été pensées pour résister à des IA capables d’enchaîner reconnaissance, exécution et élévation de privilèges en quelques minutes.

La BCE a interrogé les banques européennes pendant plusieurs semaines sur leur niveau de préparation. Le mardi 26 mai 2026, une réunion s’est tenue avec les principaux établissements de la zone euro. Une banque étasunienne qui a accès à Mythos a présenté ses retours d’expérience aux banques européennes.

Mais alors quelle est la position de la BCE sur ce dossier ? « Il faut investir davantage. Et cet investissement a vocation à être généralisé. Cela ne concerne pas seulement les grandes banques. Cela concerne aussi les petites banques », a indiqué Luis de Guindos.

La BCE demande un effort commun aux banques européennes

Bref, la BCE demande un effort commun à tous le secteur bancaire européen. Le dirigeant a aussi parlé d’un effort « structurel » qui s’inscrit dans la durée. La cybersécurité bancaire est un sujet stratégique pour la souveraineté économique européenne.

Et rappelons que catastrophe, les banques européennes restent privées des IA étasuniennes les plus avancées. L’administration Trump bloque l’accès à Mythos pour les européens et garde l’outil dans le périmètre étasunien. Pas question pour POTUS de partager son arme avec ses alliés désormais ennemis.

Les banques de Wall Street profitent donc d’un avantage technologique majeur sur leurs concurrentes européennes. Résultat, les institutions financières de la zone euro se retrouvent à se protéger contre des attaques par des IA sans réponse adaptée. Surtout quand on sait que des intrus ont déjà eu accès à Mythos. Quid d’épisodes similaires et d’une IA dangereuse entre les mains de personnes mal intentionnées ?

L’Europe cherche à s’émanciper des États-Unis

La souveraineté technologique européenne est au centre du débat. Pour rappel, Bruxelles pousse aussi Galileo pour réduire la dépendance aux États-Unis dans la navigation par satellite. Cette logique vaut aussi pour la cybersécurité.

La Commission européenne et la BCE poussent les banques à muscler leurs défenses sans attendre. Reste à voir si les banques européennes accepteront d’investir massivement dans des correctifs et des équipes. Le secteur bancaire est extrêmement sensible, la moindre faille peut faire vaciller l’économie du continent.

À l’échelle de notre pays, les administrations françaises ont déjà payé le prix de leur retard en cybersécurité. En avril 2026, le ministère de l’Intérieur a connu un piratage massif de l’ANTS avec 19 millions de Français exposés. Mais aussi une fuite du fichier FICOBA et ses 1,2 million de comptes bancaires consultés par un pirate avec des identifiants volés à un fonctionnaire. Les cybercriminels ont déjà mis à mal notre défense. Alors avec des IA dans l’équation, il y a de quoi claquer des dents.

Source : Reuters

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