Valve publie enfin des pilotes Windows officiels pour la Steam Machine. Ces fichiers permettent d’installer Windows à la place de SteamOS. L’entreprise ne recommande pourtant pas ce changement, faute de dual-boot officiel. Le passage à Windows rime donc avec écrase SteamOS sur la console.

- Valve publie les pilotes Windows officiels de la Steam Machine, mais installer Windows remplace entièrement SteamOS.
- Le dual-boot n’est pas encore disponible, même si le matériel peut gérer deux systèmes en parallèle.
- Valve mise toujours sur SteamOS et Proton, malgré l’intérêt de Windows pour certains jeux bloqués par les anticheats sous Linux.
Valve a ajouté une section dédiée à la Steam Machine dans ses ressources Windows. On parle des pilotes graphiques, du Wi-Fi, du Bluetooth et du lecteur de cartes SD. Ces fichiers restent séparés de ceux du Steam Deck déjà en ligne. Valve les met à disposition sans garantie et refuse tout support pour Windows sur son matériel. Le raisonnement tient en une phrase, la Steam Machine est un PC ouvert.
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Windows est désormais compatible avec la Steam Machine

Le principal frein est le dual-boot. Valve confirme qu’installer Windows efface SteamOS et le remplace entièrement. Le matériel sait pourtant gérer les deux systèmes d’exploitation en parallèle. Il manque juste l’outil d’installation qui arrivera avec une prochaine version de SteamOS.
L’installation impose un câble Ethernet, car le Wi-Fi ne marche qu’une fois ses pilotes ajoutés. Un retour à SteamOS passe ensuite par la procédure de récupération de Valve. Rien de bien compliqué mais il faut prendre le risque.
Car Valve garde de bonnes raisons de préférer sa propre solution. SteamOS s’appuie sur Proton, une couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sous Linux. La plupart du catalogue Steam en profite, sans manipulation.
Les titres estampillés Steam Deck Verified se lancent sans que le joueur n’ait à faire quoi que ce soit. Valve prépare aussi un label Steam Machine Verified à 1080p à 30 images par seconde. Une partie des joueurs garde pourtant Windows en tête car les anticheats de jeux populaires comme Fortnite ou Apex Legends empêchent de jouer sur Linux.
Le prix de la Steam Machine a été une douche froide
Contrairement à Sony ou Microsoft, Valve refuse de vendre à perte pour attirer les joueurs. La Steam Machine démarre donc à 1 049 dollars pour la version 512 Go, soit près de 1 039 euros. La pénurie de mémoire et de stockage a encore augmenté la note, sous la pression des centres de données IA.
Valve visait pourtant un tarif de départ sous les 1 000 dollars. La situation a longtemps repoussée la sortie qui fut incertaine, l’entreprise derrière Steam nous parlait uniquement d’une disponibilité pour cet été. Le 29 juin 2026, Valve a finalement ouvert les réservations par tirage au sort, pour limiter les reventes.
La fiche technique de la Steam Machine se compose d’une puce AMD Zen 4 à six cœurs et d’un GPU RDNA 3 de 28 unités de calcul. On trouve 16 Go de mémoire DDR5 et un SSD de 512 Go ou 2 To. C’est environ six fois la puissance du Steam Deck.
Valve promet du 4K à 60 images par seconde grâce à l’upscaling FSR. Même si le ray tracing reste le point faible du GPU. Dans les tests, la console atteint le niveau d’une PS5 d’entrée de gamme.
Valve a revu sa stratégie sur le marché des consoles
Le concept n’a rien de neuf chez Valve. Pour rappel, le studio a déjà connu un sérieux échec par le passé. En 2015, une première génération de Steam Machine conçue par des partenaires fut lancée. Faute de jeux, la console a fait un flop puis en 2018, Valve a tout arrêté.

Désormais, l’éditeur de Steam change de stratégie. En 2021, le Steam Deck a relancé SteamOS sous une forme portable. Cette fois, Valve produit la console et compte sur Proton pour élargir le catalogue. Tout est entre ses mains et la Steam Machine pourrait profiter de titres majeurs comme Half-Life 3.
Valve élargit SteamOS au-delà de sa console. Depuis la version 3.8, SteamOS s’installe sur un PC de salon équipé d’un GPU AMD. Les cartes graphiques Nvidia attendent encore leur tour. Valve concentre tout sur SteamOS et sur Proton même si l’ouverture à Windows est bien là.
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