Après les sanctions, Huawei prépare son grand retour en Europe par une porte inattendue

Est-ce que vous vous souvenez quand Huawei était partout en Europe avec ses smartphones ? Depuis, suite aux sanctions des États-Unis, l’entreprise a disparu de chez nous, mais prépare son retour. Cette fois-ci, ce n’est pas sur la téléphonie que mise le constructeur chinois.

Sommaire
Huawei
© Unsplash
  • Huawei prépare son retour en Europe via l’automobile avec Aito, la marque de Seres qui utilise ses technologies logicielles et ses aides à la conduite.
  • Les premières ventes européennes sont prévues à l’automne 2027, avec notamment les Aito 7 et Aito 9, mais les prix et pays concernés restent inconnus.
  • Après son recul dans les smartphones, Huawei revient discrètement par HarmonyOS et la technologie embarquée, tandis qu’Aito vise une forte expansion hors de Chine.

Huawei fait son retour par le marché automobile avec Aito, la marque de Seres qui utilise les technologies de l’entreprise chinoise. C’est lors du Salon de l’auto de Paris que Huawei a dévoilé son retour sur le continent via ce projet. Les premières ventes auront lieu à l’automne 2027 prochain, alors que Xiaomi lancera aussi ses voitures électriques ici l’année prochaine.

Huawei fournira le logiciel de voitures électriques vendues en Europe

Rappelons que c’est il y a sept ans, en 2019, que les sanctions des États-Unis ont cassé la dynamique de Huawei. L’administration états-unienne a interdit à Google de proposer ses services sur les nouveaux smartphones de l’entreprise chinoise.

Exit les applications indispensables comme le Play Store, Gmail, YouTube ou Google Maps. Huawei n’a jamais été interdit directement de vendre ses smartphones en Europe, mais à quoi bon quand on ne propose pas le strict minimum attendu par les utilisateurs ici ?

C’est donc lors du Salon de l’auto à Paris qu’Aito a confirmé la commercialisation de ses voitures en Europe. Et Huawei s’occupera de l’interface de bord HarmonyOS et des aides à la conduite. L’entreprise chinoise a donc une place technologique dans le projet.

Paris est aussi l’occasion pour l’entreprise de présenter ses véhicules, parmi lesquels l’Aito 7 et l’Aito 9. Le plus haut de gamme des modèles dépasse 5,2 mètres de long et cherche clairement à rivaliser avec les SUV de luxe européens.

Des voitures électriques chinoises aux grandes ambitions

En revanche, on ne connaît pas les premiers pays qui auront le droit à ces véhicules ou encore les prix européens et les modèles. Mais c’est acté, Aito prépare déjà la certification obligatoire pour vendre ses véhicules dans l’Union européenne, et les ambitions sont grandes car l’entreprise souhaite décrocher cinq étoiles aux tests Euro NCAP. Le but est aussi de collaborer avec le réseau local européen pour les réparations, les pièces et le service client.

Toutefois, le retour de Huawei en Europe se fait par la petite porte puisque son nom est absent de la communication en France. C’est Seres qui est au premier plan. Bref, un comeback discret pour Huawei en Europe.

L’an dernier, Aito a écoulé environ 240 000 véhicules en Chine. Désormais, la marque vise un million de ventes par an à l’horizon 2030. Le constructeur automobile cherche aussi à porter ses ventes hors de Chine à 20 % de son total dans les trois prochaines années. L’Europe a donc un rôle central et BYD l’a prouvé avec le succès de ses modèles en dehors des frontières chinoises.

Un retour en Europe par la petite porte pour Huawei

Aito 7
© Wikipédia (User320)

Et justement, les marques chinoises sont de plus en plus présentes au Salon de l’automobile de Paris. En Europe, leur part de marché a atteint déjà 10,7 %. Ct ce ne sont pas les droits de douane supplémentaires sur les voitures électriques produites en Chine qui changent quoi que ce soit. Bruxelles tente de répliquer et prépare de nouvelles règles pour favoriser la production locale.

Aito arrive donc dans un marché très convoité avec des dizaines de constructeurs qui se tirent dans les pattes. Mais pour en revenir à notre sujet, le symbole est fort pour Huawei. Après le choc des sanctions contre ses smartphones, l’entreprise revient en Europe grâce à son activité logicielle. Ce sont bien les aides à la conduite et une partie de la technologie de Huawei qui sont utilisées dans les voitures Aito.

Source : CarNewsChina

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