La France envoie quatre Rafale faire le tour du monde en 38 jours

Début septembre 2026, la France lancera PEGASE 26, une mission de 38 jours qui envoie quatre Rafale de l’Arctique au Moyen-Orient. L’armée de l’Air veut prouver qu’elle peut envoyer ses chasseurs loin, rapidement et sans dépendre de personne.

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Sommaire
Rafale Dassault PEGASE 26
© Dassault
  • La France lancera PEGASE 26 début septembre 2026, avec quatre Rafale envoyés de l’Arctique au Moyen-Orient pendant 38 jours.
  • La mission doit prouver que l’armée de l’Air peut projeter ses chasseurs loin, vite et avec ses propres ravitailleurs.
  • Le parcours sert aussi de message diplomatique, surtout en Indopacifique, pour rassurer les alliés et montrer la portée du Rafale.

La mission PEGASE 26 reliera trois zones stratégiques sans s’arrêter : l’Arctique, l’Indopacifique puis le Proche et Moyen-Orient. Le ministère des Armées a dévoilé ce programme dans un communiqué. Il s’agit du sixième déploiement aérien majeur de ce type mené par la France depuis la naissance de PEGASE en 2018.

Les Rafale se lancent dans un tour du monde en 38 jours

En tout, quatre Rafale au standard F4, le plus récent mènent la mission. Des chasseurs qui s’appuient sur trois ravitailleurs A330 MRTT Phénix et deux avions de transport A400M Atlas. On parle de près de 300 aviateurs mobilisés pendant plus d’un mois. Ce total d’aviateurs tombe bien en dessous des éditions passées. Ces aviateurs étaient 480 sur PEGASE 2024, la France a depuis resserré.

Ce choix du standard F4 dépasse le cadre de la mission. La France a décidé d’en faire la base de sa flotte pour les prochaines décennies, faute de chasseur franco-allemand. Le Rafale portera la puissance aérienne française jusqu’en 2060, comme l’abandon du SCAF par Paris l’a acté. 

Le parcours de la mission couvre onze pays et territoires sur quatre continents. Les Rafale décolleront de France vers l’Alaska. Ils rallieront ensuite l’Asie par le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et l’Inde, un pays qui a choisi le Rafale F4. La phase retour passera par La Réunion, puis par l’Égypte. Chaque escale sert à s’entraîner avec une force partenaire.

Sur ce trajet, les deux A400M ouvriront la route par le Grand Nord. Sauf que voilà, les Rafale ne suivront pas cette trajectoire polaire et fileront droit sur l’Alaska. Cette escale au Groenland vise une nouvelle route aérienne vers l’Amérique du Nord et l’entraînement des équipages en conditions polaires. La France mène ces essais depuis janvier 2025, avec un A400M posé sur une piste sommaire tracée sur la banquise.

Un message diplomatique fort envoyé par la France

Ces distances imposent le ravitaillement en vol car sans ravitailleur pour refaire le plein en altitude, aucun Rafale ne traverse un océan sans cela. Résultat, les trois A330 MRTT Phénix allongent le rayon d’action des chasseurs et rendent le trajet possible. Les deux A400M acheminent le matériel et le personnel pour opérer loin de toute base.

Bref, cette mission porte un message diplomatique. Dans l’Indopacifique, la France signale sa volonté de peser sur une région disputée entre grandes puissances. En clair, ce déploiement rassure ses alliés sur place et rappelle aux rivaux que l’aviation française peut agir hors d’Europe.

L’édition 2026 change d’échelle par rapport à la précédente. Et pour cause, cette édition 2025 s’était limitée à six Rafale B, deux A400M et un seul ravitailleur. Son circuit couvrait la Suède, la Pologne et la Croatie en huit jours. Mais ce n’est pas tout, la mission 2026 dure près de cinq fois plus longtemps et couvre trois continents.

Des alliances seront renforcées lors de ce tour de force

Chaque étape permettra de renforcer les alliances. Ces vols regroupent les forces japonaises, coréennes, indiennes et étatsuniennes avec des procédures partagées et préparent d’éventuelles opérations conjointes. En Égypte, les équipages français rejoindront l’exercice AMUN 26 face à leurs homologues locaux. Les étapes ont deux buts, l’entraînement au combat et le renforcement des partenariats.

La mission a lieu alors que le Rafale s’exporte très bien, jusqu’aux 80 appareils commandés par les Émirats. Le chasseur de Dassault est le principal outil de la puissance aérienne française, en métropole comme à des milliers de kilomètres de ses bases.

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