La NASA dévoile son plan pour bâtir une base géante sur la Lune avant la Chine

Le 26 mai 2026, la NASA a présenté un plan détaillé pour construire sa base lunaire au pôle Sud. L’agence spatiale étasunienne a attribué des centaines de millions de dollars de contrats à quatre entreprises privées pour des rovers, des atterrisseurs et des drones. Les États-Unis cherchent à s’installer avant la Chine.

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NASA base lune 2028
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • La NASA a présenté un plan détaillé pour installer une base lunaire au pôle Sud, avec des contrats confiés à Astrolab, Lunar Outpost, Blue Origin et Firefly Aerospace.
  • Les premiers rovers, atterrisseurs et missions robotiques doivent préparer le terrain avant Artemis IV, avec un premier alunissage habité attendu fin 2028.
  • Les États-Unis veulent arriver avant la Chine sur la Lune, notamment pour sécuriser les zones riches en glace d’eau et installer une présence durable.

Le premier alunissage habité d’Artemis IV est attendu fin 2028. Tout commence dès cette année avec des missions robotiques. La NASA a tranché et confié les premiers rovers habités de la base à deux entreprises. Astrolab récupère 219 millions de dollars pour son CLV-1, dérivé de son architecture FLEX, pensé pour transporter deux astronautes et leur matériel.

Quels rovers la NASA envoie sur la Lune avant Artemis IV

Lunar Outpost empoche 220 millions de dollars pour son Pegasus du véhicule Eagle qui est capable de rouler en mode manuel, autonome ou téléguidé depuis la Terre. Les deux véhicules dépasseront 14,5 km/h et parcourront plus de 200 km sur leur durée de vie. La NASA veut au moins un rover sur place avant l’arrivée des astronautes, prévue après que l’agence a repoussé le premier alunissage habité d’Artemis.

Et pour cause, le calendrier laisse peu de marge aux constructeurs. Astrolab et Lunar Outpost ont 18 mois pour finaliser leurs designs, mener des évaluations avec des équipages et qualifier leurs engins pour le vol.

La NASA a confié l’acheminement à Blue Origin, l’entreprise de Jeff Bezos, à travers un contrat de 188 millions de dollars avec une option de 280,4 millions. Le constructeur livrera les rovers au pôle Sud avec son atterrisseur Mark 1 sans équipage. Cette montée en puissance fait suite au lancement réussi d’Artemis II vers la Lune en avril 2026.

La phase de préparation démarre fort. La NASA a annoncé trois missions robotiques pour la seule année 2026. On parle d’un total qui pourrait atteindre 25 missions et 21 atterrissages d’ici 2029. Chacune réduit les risques pour les futurs astronautes.

En avril 2026, la mission Artemis II a renvoyé quatre astronautes autour de la Lune, une première depuis 1972. Moon Base I partira à l’automne 2026. Le Blue Moon Mark 1 Endurance de Blue Origin transportera deux instruments scientifiques, une caméra stéréo pour étudier l’interaction des propulseurs avec le sol et un réseau de rétroréflecteurs laser pour aider les engins en orbite à se localiser. L’atterrisseur visera la zone où l’équipage d’Artemis IV posera le pied.

Que transportent Moon Base I, II et III en 2026

Moon Base II suivra dans l’année avec l’atterrisseur Griffin d’Astrobotic. La mission transportera plus de 500 kilos de cargo dont le rover FLIP d’Astrolab. Le but est de tester les systèmes de mobilité sur le terrain. Moon Base III bouclera ce premier groupe avant la fin 2026.

Le Nova-C Trinity d’Intuitive Machines partira étudier les tourbillons lunaires, ces taches claires à la surface de l’astre. Cette mission embarquera des charges utiles de l’Agence spatiale européenne et de l’institut coréen KASI. Ces vols robotiques préparent le terrain après le retour des astronautes d’Artemis II sur Terre.

L’autre grande annonce porte le nom de MoonFall. La NASA a confirmé que Firefly Aerospace construira un vaisseau chargé de transporter trois à quatre drones vers le pôle Sud, pour un lancement visé en 2028. Le contrat de livraison atteint 75 millions de dollars.

Le Jet Propulsion Laboratory développe ces drones d’environ un mètre de haut. Les engins effectueront des bonds pour cartographier en haute résolution des zones inaccessibles aux rovers. L’objectif consiste à passer d’une précision d’un mètre à un centimètre.

Ce niveau de détail révélera les sites d’atterrissage, les poches de glace d’eau et la mécanique du sol. Une fois leur vol terminé, ces drones serviront de balises de navigation et de premières antennes cellulaires lunaires. Avant cette phase, Artemis II a battu le record de distance pour un vol habité et dépassé Apollo 13.

Pourquoi la NASA veut cartographier le pôle Sud lunaire avec des drones avant 2028 ?

Bref, la NASA prépare une présence durable au pôle Sud, là où se concentre la précieuse glace d’eau accumulée depuis des milliards d’années. Ce projet de base lunaire permanente est envisagé depuis des années par l’agence. La NASA a profondément revu son programme Artemis depuis l’arrivée de Jared Isaacman à sa tête, face à une Chine qui vise un alunissage habité en 2030.

Sauf que voilà, cette stratégie soulève une question géopolitique. Les drones MoonFall marqueront le périmètre de la base et pourraient délimiter une zone de non-interférence comme le prévoient les Accords Artemis.

« Je pense qu’il est important pour nous d’arriver là-bas en premier« , a déclaré Jared Isaacman, administrateur de la NASA. Le responsable a précisé vouloir respecter le Traité sur l’espace et les équipements des autres nations, avec une réciprocité espérée. 

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