Leclerc : baisse de 30 centimes sur le prix du carburant d’ici deux jours, mais elle sera provisoire

Michel-Édouard Leclerc annonce une baisse du prix du carburant dans ses E. Leclerc. On parle de 30 centimes de moins par litre d’ici deux jours. La baisse concerne aussi les stations Système U, et probablement Intermarché et Carrefour. Le patron d’E. Leclerc s’est exprimé ce mercredi 11 mars sur franceinfo.

E. Leclerc station-service
© Charlottesip

« On a mis la pression sur les raffineurs », déclare Michel-Édouard Leclerc. Le dirigeant explique avoir négocié en commun avec la coopérative U pour cette baisse. « On a réussi à négocier d’être parmi les premiers dans le mouvement de baisse. » En gros, E. Leclerc et Système U passent devant les autres enseignes.

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Après la flambée des prix, Leclerc annonce jusqu’à 30 centimes de baisse par litre

La baisse se fera en deux temps. « Sur les deux jours qui viennent, au fur et à mesure que les stations seront réapprovisionnées, on va avoir une fois 0,23 euros de baisse, puis encore 0,07 euros de baisse, soit à peu près 0,30 euros de baisse par litre. » explique le patron de l’enseigne. Tous les types d’essence sont concernés, mais « le gazole en particulier ».

Sauf que voilà, cette baisse ne durera pas. Michel-Édouard Leclerc prévient que la situation reste très instable. « Tant que le conflit dure au Moyen-Orient », les prix du carburant feront« le yoyo ». Le patron d’E. Leclerc estime aussi que la hausse récente n’est pas totalement justifiée. « C’est probablement une bulle d’anticipation, spéculative, très en amont, au niveau des raffineries. » En clair, les raffineurs augmentent leurs prix avant même que la hausse du baril ne le justifie.

Pour rappel, le conflit en Iran a fait bondir le baril de Brent de plus de 16 % en quelques jours. Le détroit d’Ormuz a été fermé par l’Iran. C’est là où transite 20 % de la production mondiale de pétrole. En France, le SP95 dépasse 1,82 euro le litre en moyenne. Le diesel est à 1,86 euro. Dans certaines stations, le seuil des 2 euros a été franchi.

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Le gouvernement traque les pompistes qui profitent de la situation

Sébastien Lecornu a annoncé un plan de 500 contrôles pour traquer ces hausses abusives. Environ 6 % des stations contrôlées seront sanctionnées. Roland Lescure, ministre de l’Économie, prévient les pétroliers : « Je ne tolérerai pas des hausses qui dépassent ce que le pétrole justifie. »

Si les tensions perdurent, le baril pourrait monter à 100 dollars. Certains analystes évoquent 130 dollars. L’association 40 Millions d’Automobilistes parle de 200 dollars dans le pire des scénarios. La France a 17 millions de tonnes de réserves stratégiques, soit trois mois de consommation normale. Pas de risque de pénurie donc. Mais quand le litre frôle les 2 euros, la sérénité s’éloigne un peu.

La baisse de 30 centimes annoncée par E. Leclerc est donc une bonne nouvelle, mais temporaire. Si le conflit se prolonge, les prix repartiront à la hausse. Michel-Édouard Leclerc le dit lui-même : « Si ça dure, il faudra des mesures de soutien pour les automobilistes plus modestes. » Bref, le patron de la grande distribution tire la sonnette d’alarme. La baisse est là, mais elle ne tiendra que si la guerre s’arrête.

  • E. Leclerc annonce une baisse d’environ 30 centimes par litre dans les deux prochains jours.
  • La baisse doit se faire en deux temps, 0,23 euro puis 0,07 euro, au fil des réapprovisionnements.
  • Michel-Édouard Leclerc prévient que ce sera temporaire, car les prix restent instables tant que le conflit au Moyen-Orient dure.

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