Carburant : ces 3 astuces simples peuvent vous faire économiser jusqu’à 10 centimes par litre

L’association automobile allemande ADAC partage des conseils pour économiser à la pompe. On parle de 10 centimes de moins par litre. La guerre en Iran fait flamber les prix en France et chaque centime compte pour les automobilistes. Voici les 3 recommandations à suivre.

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Le prix de l’essence flambe et les conséquences sont là. Les billets d’avion risquent d’être plus coûteux mais dans un registre proche du quotidien des français, c’est surtout à la pompe que ça fait mal. Fort heureusement, il existe des astuces pour alléger la facture et éviter de se retrouver les poches trouées au moment de payer.

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1/ Évitez les stations sur l’autoroute

Le premier réflexe, c’est d’éviter les stations sur autoroute. L’ADAC note des majorations jusqu’à 50 centimes par litre à certains endroits. Les stations en zone urbaine sont aussi souvent plus chères qu’en périphérie. Ce constat vaut en France où les enseignes de la grande distribution comme E.Leclerc ou Intermarché restent les plus compétitives.

L’association recommande aussi de remplir le réservoir en entier à chaque passage. Et pour cause, le liquide s’évapore moins vite dans un réservoir plein. La différence a l’air minime, mais elle s’accumule sur la durée.

2/ Faites le plein aux meilleurs moments

Mais alors quel est le meilleur moment pour faire le plein ? L’ADAC est très claire. Il faut se rendre à la pompe entre 18 et 22 heures, ou alors très tôt dans la journée. Les températures sont plus fraîches à ces créneaux. Résultat, la densité du liquide est plus élevée et vous avez plus pour le même prix. On parle de 10 centimes de moins par litre. Pour les gros rouleurs, la différence se chiffre en dizaines d’euros par mois.

Il y a aussi le choix du type d’essence. Le SP95-E10 reste moins cher que le SP98. La différence va souvent de 5 à 10 centimes par litre. Presque tous les véhicules récents sont compatibles E10. C’est l’option la plus économique.

3/ Adoptez une conduite responsable

Et puis n’oublions pas la conduite responsable. Car aussi étonnant que cela puisse paraître, rouler à 120 km/h au lieu de 130 km/h sur autoroute fait une vraie différence, tout comme vérifier la pression des pneus aussi. En gros, ces réflexes font baisser la consommation de 10 à 20 %.

Cette méthode demande de mieux planifier ses déplacements. Il faut anticiper le moment où l’on passe à la station. C’est une contrainte. Mais le jeu en vaut la chandelle pour les personnes qui roulent beaucoup.

La situation à la pompe est tendue pour les automobilistes

Il faut dire que la situation à la pompe ne risque pas de s’arranger. Le conflit au Moyen-Orient a fait bondir le baril de Brent de plus de 16 % en quelques jours. L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz par lequel transite 20 % de la production mondiale.

En France, le SP95 dépasse 1,82 euro le litre en moyenne. Le diesel est à 1,86 euro. Dans certaines stations, le seuil des 2 euros a été franchi. Et ce n’est pas tout. La contribution aux certificats d’économie d’énergie a grimpé de 5 à 6 centimes par litre depuis le 1er janvier 2026. Bref, la tendance est clairement à la hausse.

Sébastien Lecornu a annoncé 500 contrôles dans les stations pour traquer les hausses abusives. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a prévenu les pétroliers. « Je ne tolérerai pas des hausses qui dépassent ce que le pétrole justifie. » Environ 6 % des stations contrôlées seront sanctionnées. Mais pour les automobilistes, les contrôles ne changent rien au ticket de caisse.

Est-ce que le baril peut monter à 200 dollars ?

Si les tensions perdurent, le baril pourrait monter à 100 dollars. Certains analystes évoquent 130 dollars. L’association 40 Millions d’Automobilistes parle de 200 dollars dans le pire des scénarios. On serait alors bien au-dessus de 2 euros le litre.

Il faut savoir que le prix du pétrole brut ne représente qu’un tiers du prix final à la pompe. Le reste, ce sont des taxes fixes. En gros, si le baril grimpe de 20 %, le prix à la station n’augmente « que » de 5 à 6 %. C’est déjà beaucoup, mais les taxes jouent un rôle d’amortisseur.

La France a 17 millions de tonnes de réserves stratégiques, soit trois mois de consommation normale. Pas de risque de pénurie donc. Rappelons que la France n’importe que 13 % de son pétrole brut depuis le Moyen-Orient. En revanche, les pleins « de précaution » créent des files d’attente et des ruptures de stock. Le phénomène est visible en Normandie où des automobilistes ont fait la queue dès l’annonce du conflit.

La part du plein dans le budget des ménages pourrait grimper de 10 à 15 % en 2026 si les cours se maintiennent. Les conseils de l’ADAC sont simples et ne coûtent rien. Il suffit de choisir le bon moment et le bon endroit.

  • L’ADAC conseille d’éviter les stations sur autoroute, avec des majorations pouvant aller jusqu’à 50 centimes par litre.
  • Pour économiser jusqu’à 10 centimes par litre, l’ADAC recommande de faire le plein entre 18 h et 22 h, ou très tôt.
  • En France, le SP95-E10 tourne autour de 1,82 euro le litre début mars 2026.

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