Windows 12 par abonnement : Microsoft change radicalement de philosophie

Windows 12 se précise et les nouvelles ne sont pas bonnes. Microsoft prépare un système d’exploitation modulaire, accessible via un abonnement et surtout bâti autour d’une IA omniprésente. On parle d’agents autonomes capables d’exécuter des tâches, d’accéder aux fichiers et d’automatiser des flux de travail. Pas besoin de lever le petit doigt.

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Windows 12
© Image IA d’illustration générée avec Gemini

Sur le papier, c’est la promesse d’un PC qui travaille pour vous. Dans la pratique, il ne vous appartient plus. Et pour cause, la firme de Redmond ne cache plus sa stratégie. L’IA est le pilier central de Windows 12 et c’est précisément ce qui provoque un rejet massif.

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Windows 12 serait par abonnement et centré sur l’IA malgré un rejet massif

Il faut dire que la nouvelle architecture pose de sérieuses questions. Le passage à un modèle modulaire signifie que Windows 12 ne sera plus un bloc monolithique comme ses prédécesseurs. Microsoft découpe son OS en couches qui s’adaptent à chaque appareil.

Le problème, c’est que cette approche rend les utilisateurs totalement dépendants de l’infrastructure de la firme de Redmond. Un système d’exploitation tourne en local. Pourquoi forcer une connexion constante ? Et puis un abonnement ne passe pas du tout. Jusqu’ici, Windows est un produit que l’on achète une fois. La formule mensuelle façon Netflix transforme l’OS en service. Ce qui revient à louer son propre PC. Si l’abonnement n’est pas payé, que se passe-t-il ? Microsoft coupe l’accès à certaines fonctionnalités ? Le flou est total.

Il faut dire que Microsoft fonce tête baissée dans cette direction. L’entreprise a injecté plus de 13 milliards de dollars dans OpenAI et 650 millions de dollars dans Inflection AI. Tout le catalogue de la firme de Redmond est truffé d’IA, de Paint à l’Explorateur de fichiers. Sauf que voilà, les utilisateurs n’en veulent pas.

Copilot agace tout le monde depuis deux ans. Microsoft tente de l’imposer au forceps dans Windows 11, que ce soit dans la barre des tâches, le menu Démarrer ou l’Explorateur de fichiers. Le résultat est catastrophique. Selon SimilarWeb, la part de marché de Copilot sur le web stagne à 1 % depuis un an face à ChatGPT et Gemini de Google. Microsoft refuse de communiquer les statistiques sur Windows 11 alors que Windows 10 reprend du poil de la bête malgré la fin de son support.

Mais ce n’est pas tout puisque l’idée d’un agent IA autonome pose de sérieux problèmes de sécurité. Pour être utile, Copilot a besoin d’accéder aux fichiers de l’utilisateur. L’impact d’une faille peut être très grave. On parle d’une sorte de « super-utilisateur » capable d’agir vite et sans supervision. Si un pirate le trompe, sa « productivité » se retourne contre vous.

Copilot est déjà une catastrophe pour la vie privée

Les chercheurs de Varonis ont déjà prouvé que Copilot peut être exploité pour voler des données en un seul clic, sans la moindre interaction de la victime. Rappelons que la faille a existé pendant cinq mois avant que Microsoft ne la corrige. Et il ne s’agit que d’un exemple. Copilot a aussi exposé des mots de passe stockés sur SharePoint sans respecter les permissions d’accès. La majorité des utilisateurs veulent tout simplement avoir le contrôle de leur PC, pas d’IA qui fouille dans leurs dossiers.

Résultat, Windows perd des utilisateurs. Yusuf Mehdi, vice-président exécutif de Microsoft, a déclaré en juin 2025 que Windows équipe plus d’un milliard d’appareils actifs dans le monde. Le chiffre paraît solide, sauf qu’en 2022, Microsoft parlait de 1,4 milliard d’appareils sous Windows 10 ou Windows 11. On parle de 400 millions d’utilisateurs en moins en trois ans, rien que ça.

Linux dépasse les 5 % de parts de marché sur PC en France en janvier 2026. KDE accuse Microsoft de « chantage technologique » et invite les utilisateurs à se tourner vers le système libre. Des gouvernements et des communes franchissent le pas. Il faut dire que Proton, la couche de compatibilité de Valve, fait tourner près de 90 % des jeux Windows sous Linux. Le dernier frein à l’adoption est en train de tomber.

Pourtant, l’historique de Recall illustre parfaitement le problème. Microsoft a vanté cette fonctionnalité qui enregistre tout ce qui se passe sur l’écran, puis a fait marche arrière face au tollé. Des outils comme RemoveWindowsAI ont explosé sur GitHub avec des milliers d’étoiles en quelques heures. Supprimer Copilot de Windows 11 reste une galère sans nom. Microsoft exige que l’IA n’ait pas été lancée depuis 28 jours. Sauf que Copilot se lance automatiquement au démarrage. Bref, du grand n’importe quoi, comme d’habitude.

L’IA vantée par Microsoft risque de se retourner contre lui

Et puis n’oublions pas que la réputation de Windows n’est plus ce qu’elle était. Pour beaucoup de gens, Windows n’est plus un OS attractif. Le système d’exploitation accumule les bugs à chaque mise à jour et la sortie de Windows 12 a déjà été repoussée plusieurs fois. Windows 11 a beau avoir atteint le milliard d’utilisateurs, c’est l’arrêt du support de Windows 10 qui a forcé la migration, pas ses qualités. Le système d’exploitation n’atteindra jamais les sommets de Windows 10 à son apogée.

Microsoft a fait beaucoup de promesses ambitieuses autour de l’IA. Mais entre les fonctionnalités retirées face aux levées de boucliers, les PC Copilot+ aux performances discutables et les failles de sécurité à répétition, les utilisateurs ne sont plus dupes. Windows 12 risque de pousser encore plus de monde vers Linux ou macOS. La stratégie de la firme de Redmond transforme son propre système d’exploitation en argument de vente pour la concurrence.

  • Windows 12 serait centré sur l’IA et pourrait passer par abonnement, avec une dépendance plus forte à l’infrastructure de Microsoft.
  • L’idée d’agents autonomes et d’un Copilot qui accède aux fichiers inquiète, surtout pour la vie privée et la sécurité, après plusieurs failles déjà pointées.
  • L’idée d’agents autonomes et d’un Copilot qui accède aux fichiers inquiète, surtout pour la vie privée et la sécurité, après plusieurs failles déjà pointées.

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