Amazon conçoit et vend un produit disponible à partir de 40 euros : le Fire Stick TV. Il s’agit d’une petite clé pensée pour streamer du contenu depuis les plateformes légales. Sauf que cet accessoire est détourné de son usage.

La Fire Stick TV, dont certains modèles ne sont plus compatibles avec Netflix, est trafiquée par les pirates pour diffuser du contenu illégalement, sans payer, que ce soit sur Netflix, Disney+, Amazon Prime Video ou encore beIN Sports ou Canal+ qui riposte contre le piratage.
Le Fire TV Stick d’Amazon est détourné pour le streaming illégal
Selon le cabinet Enders Analysis, le Fire Stick TV d’Amazon est très utilisé pour le piratage. Et pratique puisque légal, discret et peu coûteux en passant directement par Amazon. En activant le “mode développeur”, il est possible d’installer des applications qui ne sont pas dans la boutique Amazon.
Par exemple, des pirates utilisent des extensions illégales avec Kodi pour accéder à des flux pirates. On parle aussi d’applications piratées diffusées sur des forums ou réseaux sociaux qui proposent des catalogues de films, séries, rencontres sportives, etc. Parfois jusqu’en 4K. Si la justice frappe souvent les pirates, le piratage ne cesse pas.
L’accès à ces plateformes illégales avec une Fire Stick TV d’Amazon trafiquée se fait via des abonnements frauduleux qui coûtent autour de 10 euros. L’utilisateur a alors accès à un catalogue plein de contenus protégés, parfois même des sorties récentes, aussi bien le cinéma que les séries.
Amazon en paie d’autant plus le prix que son Fire TV Stick est utilisé pour accéder illégalement à son catalogue Prime Video. L’entreprise interdit pourtant le détournement de la clé dans ses conditions d’utilisation mais rien à faire : cette précaution ne vaut rien face à l’ampleur du piratage.
Et les utilisateurs de ces Fire TV Stick piratés sont aussi en danger. Des applications sont parfois vérolées avec des malwares. Des chercheurs ont identifié des botnets qui exploitent des TV connectées pour dérober les données privées.
Source : Enders Analysis
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