Depuis près d’une décennie, Elon Musk promet que les véhicules Tesla se doteront d’une conduite autonome. Sauf qu’après des années à l’affirmer, le milliardaire a admis le contraire pour une grande partie de la flotte.

Tesla ne se porte pas bien et la déclaration faite lors d’une conférence téléphonique, mercredi dernier, ne risque pas d’arranger les choses. Le dirigeant admet que les véhicules équipés du système “Hardware 3” demanderont une mise à niveau matérielle pour exécuter le logiciel de conduite autonome sans supervision.
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Elon Musk admet s’être trompé sur cette technologie Tesla
Tesla développe en ce moment cette technologie. Pour rappel, les véhicules dotés du “Hardware 3” ont été commercialisés entre 2019 et 2023 et embarquent une version précédente de l’ordinateur qui fait tourner le logiciel d’assistance à la conduite “Full Self-Driving (Supervised).”
« La réponse honnête est que nous allons devoir mettre à niveau l’ordinateur Hardware 3 des personnes ayant acheté l’option Full Self-Driving, » a déclaré Elon Musk. « Ce sera douloureux et difficile, mais nous y parviendrons. »
La confession d’Elon Musk, qui a perdu des milliards suite à l’effondrement en Bourse de Tesla, n’étonne pas. Le dirigeant de la firme automobile a constamment surestimé les délais dans lesquels la technologie de conduite sans intervention humaine serait commercialisée.
Elon Musk, en plus de promettre que Donald Trump s’attaquera aux anti-Tesla, revient donc sur cette affirmation de 2016 lorsqu’il promettait que chaque véhicule des flottes aurait les équipements nécessaires pour une conduite autonome par simple activation logicielle. Pourtant, cette promesse a été un élément central de la valorisation de Tesla pendant des années. Depuis, la firme automobile a retiré cette mention de son blog. C’est quelques mois après sa séparation avec Mobileye, qui fournissait l’ordinateur pour le logiciel d’assistance à la conduite Autopilot, que l’entreprise avait fait cette déclaration.
Tesla a d’abord mentionné, en 2016, le “Hardware 2.0” avant de commencer à intégrer, un an plus tard, le “Hardware 2.5”. Mais aucun n’était performant pour cette tâche. La preuve : Tesla a livré les véhicules avec un “Hardware 3” en 2019 et les propriétaires de modèles plus anciens ont dû passer sur ce nouvel ordinateur pour acheter le Full Self-Driving supervisé.
Depuis, Tesla est passé à la fabrication de véhicules équipés du “Hardware 4”. Les propriétaires de modèles avec le “Hardware 3” se sont interrogés sur sa compatibilité et la capacité de Tesla de développer un logiciel à destination de cet ordinateur pour une conduite sans supervision.
L’aveu d’Elon Musk est une preuve que Tesla se trompait en affirmant que les véhicules avec le “Hardware 3” pourraient rouler sans supervision, de manière autonome, via une simple mise à jour. Le milliardaire s’était montré très provoquant et n’a pas hésité à attaquer les médias qui jugeaient que cette technologie met des personnes en danger. Mercredi dernier, l’homme d’affaires a affirmé que 2025 serait “peut-être l’année la plus importante de l’histoire de Tesla” alors que BYD est désormais le leader mondial.
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