Linky fait couler beaucoup d’encre. De nombreuses personnes refusent l’installation du compteur connecté mais la justice a tranché, en avril 2025. La Cour de cassation a donné raison à Enedis face à deux consommatrices récalcitrantes.

Récemment, la justice avait donné raison à un électrosensible face à Enedis. Mais la Cour de cassation en a décidé autrement face à deux consommatrices qui, en 2023, ont refusé l’installation du Linky chez elles puis ont engagé une procédure judiciaire contre le gestionnaire du réseau électrique. Les femmes ont été déboutées en appel et leur ultime recours a été rejeté par la plus haute juridiction française.
Deux consommatrices perdent leur combat contre Linky et Enedis
La décision rendue clarifie le cadre juridique en rappelant que les compteurs communicants sont des attributions exclusives d’Enedis en tant que gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité. Pour faire simple : impossible de s’opposer à leur déploiement, sauf dans des cas exceptionnels d’impossibilité. Le Médiateur national de l’énergie souligne que l’obligation vient du contrat réglementé entre les consommateurs et le réseau de distribution.
La clarification de la justice s’accompagne de conséquences financières pour les réfractaires puisque dès l’été 2025, les foyers qui refusent d’installer le compteur Linky paieront un surcoût sur leur facture d’électricité. Deux tarifications seront appliquées : 6,48 euros bimestriels soit 38,88 euros par an si vous communiquez manuellement le relevé de consommation et 10,14 euros tous les deux mois, soit 63,72 euros par an, si vous ne donnez aucune information.
Si Linky fait débat depuis son lancement en 2015 malgré les économies possibles, 35 millions de compteurs sont déployés en France. Le dispositif permet de suivre avec précision votre consommation, surtout si vous utilisez une application à part, détecter les pannes et accompagner la transition énergétique.
Les opposants au Linky évoquent des inquiétudes sanitaires, techniques et juridiques. Par crainte de l’espionnage, certains n’hésitent pas à recouvrir le compteur de papier aluminium : une pratique dangereuse. Les arguments des anti-Linky sont progressivement invalidés par les instances judiciaires.
Source : Charente Libre
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