BYD est au cœur d’un scandale : les autorités chinoises enquêtent sur des véhicules neufs commercialisés comme d’occasion. L’ascension de l’entreprise d’un outsider au leader mondial des véhicules électriques était freinée par la controverse au profit de Tesla ?

Si Tesla stoppe la vente de deux de ses véhicules en Chine, le constructeur automobile vend toujours autant là-bas. BYD se retrouve donc dans une passe difficile après avoir surpassé l’ancien leader étasunien. Il faut dire que le constructeur chinois a une large gamme de modèles.
BYD en plein scandale en Chine, et si Tesla reprenait son trône ?
Le meilleur argument de ces modèles ? Le rapport qualité-prix qu’on ne trouve pas chez Tesla avec ses véhicules électriques premium. BYD lance constamment de nouveaux modèles pas chers avec de solides technologies. Bien conscient que la Chine ne suffit plus, le constructeur s’installe en Europe avec un siège social hongrois.
Sauf que BYD est désormais dans le viseur des régulateurs chinois suite à des méthodes suspectes. Des véhicules neufs avec un zéro kilomètre au compteur sont vendus sur le marché de l’occasion. L’état impeccable ne trompe personne : plastiques de protection sur les sièges, carrosserie intacte, absence totale de signes d’utilisation, etc.
Selon Reuters, les autorités chinoises suspectent BYD mais aussi d’autres constructeurs d’exploiter une faille pour gonfler leurs chiffres de ventes. Les véhicules sont officiellement enregistrés comme vendus à des concessionnaires partenaires pour obtenir des subventions gouvernementales à l’achat.
Les véhicules neufs sont ensuite vendus comme d’occasion à prix réduit, ce qui fausse les données officielles et alimente un marché parallèle de “faux” modèles déjà utilisés. Les consommateurs et les statistiques sont alors trompés.
Le ministère chinois a convoqué des constructeurs pour clarifier la situation. BYD était présent mais aussi Dongfeng et des associations de constructeurs et plateformes de vente en ligne spécialisées. La réglementation actuelle ne considère pas cette situation comme illégale mais pose des questions sur l’utilisation des aides publiques et la transparence du marché automobile.
Le modèle économique chinois est remis en cause en plein contexte de guerre des prix avec d’autres constructeurs locaux comme Xiaomi qui a dévoilé sa YU7 à la solide fiche technique. Quant à BYD, certains de ses modèles débutent à 9 000 euros. Des entreprises développent des stratégies pour rester compétitives dans une bourse à la vente et aux subventions.
Source : Reuters
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