Pour la première fois en 2024, les hybrides non rechargeables ont dépassé l’essence en France. On parle de 32,06 % des ventes de véhicules neufs pour les particuliers, contre 29,55 % pour les modèles à essence. Il s’agit d’une forte hausse de 46,5 % par rapport à 2023.

- En 2024, les hybrides non rechargeables ont dépassé les modèles à essence en France avec 32,06 % des ventes de véhicules neufs, marquant une hausse de 46,5 % par rapport à 2023
- Le classement des ventes montre des confusions dues au système d’immatriculation des véhicules, qui regroupe des technologies différentes sous l’appellation « hybride essence non rechargeable »
- Avec le durcissement des normes CAFE en 2025, les constructeurs privilégieront davantage l’hybridation pour limiter les émissions de CO2, malgré l’abandon d’un projet visant à différencier les hybrides légers
Toutefois, le système d’immatriculation des véhicules (SIV) a des limites. Il ne permet pas de distinguer les niveaux d’hybridation, à l’exception des hybrides rechargeables qui représentent 18,2 % du marché, en dehors des rares modèles diesel de Mercedes. La limitation provoque le regroupement de technologies différentes sous l’appellation « hybride essence non rechargeable ».
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Le classement des hybrides rechargeables en France est confus
La confusion est d’ailleurs montrée très clairement par le classement des ventes. Les trois premières places sont occupées par de « vrais » hybrides en mesure de rouler constamment à l’électrique : le Toyota Yaris Cross, le Yaris berline et la Renault Clio, dans l’ordre. Mais à la quatrième place, ça se complexifie.
C’est le Renault Captur qui s’impose en quatrième position sauf que le modèle englobe aussi bien une « hybride complète » de 145 chevaux que des versions à hybridation légère 12V, incapables de rouler en électrique. Mais ce n’est pas tout, toujours chez Renault dont le DG ne croit pas en l’avenir de l’électrique en Europe.
Le Renault Austral se trouve en cinquième position sauf que sa place regroupe les trois types d’hybridation non rechargeables : 12V, 48V et « full hybride » 400V. Et ça se poursuit avec les Peugeot 208 et 3008 puisque leur hybridation légère permet de rouler quelque temps en électrique, à basse vitesse. Le Ford Puma a une électrification 48V et la Suzuki Swift se limite à 12V.
La progression des hybrides qui battent des records de vente en France s’explique par l’évolution des gammes. Les constructeurs remplacent les véhicules à essence par des versions hybrides plus ou moins poussées. Les Peugeot 3008 et 5008 ne sont disponibles qu’en 1.2 hybride 48V de 136 chevaux comme alternative aux versions électrique et hybride rechargeable. Et les Peugeot 208, 2008 et Renault Clio et Captur imposent une motorisation électrifiée pour bénéficier de la boîte automatique.
La situation se poursuivra en 2025 avec le durcissement de la norme CAFE sur les émissions de CO2. Les constructeurs sont incités à limiter la vente de véhicules juste à essence. Même une modeste hybridation pour réduire les émissions de quelques grammes par kilomètre sera exigée.
Pourtant, le gouvernement avait prévu de différencier le traitement des hybrides légers en supprimant l’abattement de 100 kilos dans le calcul du poids au malus. Sauf que cette mesure de la Loi de finances 2025 a été abandonné. Pourquoi ? La complexité à distinguer les différentes hybridations. La modification du SIV est annoncée pour janvier 2027 mais des doutes planent sur la réalisation de ce projet.
Top 10 des véhicules hybrides essence non rechargeables les plus vendues neuves en France en 2024
| Véhicules | Ventes 2024 |
|---|---|
| Toyota Yaris Cross | 33 809 unités |
| Toyota Yaris | 33 024 unités |
| Renault Clio | 32 755 unités |
| Renault Captur | 30 138 unités |
| Renault Austral | 26 150 unités |
| Peugeot 208 | 24 418 unités |
| Peugeot 3008 | 23 502 unités |
| Ford Puma | 19 565 unités |
| Renault Arkana | 19 122 unités |
| Dacia Duster | 18 402 unités |
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