La France subit une nouvelle vague de chaleur intense cette semaine. Un nouveau dôme de chaleur se reconstitue sur l’Espagne et progresse vers l’Hexagone. Les températures dépasseront largement les 35 degrés dans le sud-ouest et le centre, avec des pointes possibles à 40 degrés à partir du week-end. Il s’agit de la deuxième vague majeure en moins d’un mois.

- Une nouvelle vague de chaleur touche la France, avec un dôme de chaleur venu d’Espagne et des températures déjà au-dessus de 30 degrés.
- La chaleur va s’intensifier jusqu’au 21 juin, avec 32 à 38 degrés sur une large partie du pays et des pointes possibles à 40 degrés.
- Les nuits tropicales, la pollution à l’ozone et le risque d’incendie aggravent l’épisode, surtout dans le sud-ouest, le centre et le bassin méditerranéen.
Le 15 juin 2026, le seuil des 30 degrés est déjà atteint sur une grande partie du pays. Paris affiche 30 degrés, Nantes et Limoges sont à 33 degrés, Bordeaux grimpe à 35 degrés et Montpellier se situe à 36 degrés. Seuls le nord-est et les bords de Manche restent épargnés pour le moment.
La canicule est de retour en France, le point sur les températures
Selon Météo-France, l’air chaud provient du Maghreb et transite par l’Espagne avant de s’installer sur la France. La dorsale atlantique amplifie le phénomène et réchauffe encore davantage la masse d’air par compression. Pour rappel, la France avait déjà été frappée par un épisode de chaleur exceptionnel entre le 21 et la fin du mois de mai 2026, avec huit départements en vigilance orange.
Mais alors quelles seront les températures jour par jour ? Le 16 juin, l’air océanique offre un léger répit sur la côte atlantique, avec environ 30 degrés. Le nord-est gagne quelques degrés. Le 17 juin, la chaleur s’intensifie partout, avec 32 à 36 degrés sur la majorité des régions, et jusqu’à 38 degrés du sud-ouest au Languedoc.
Le 18 juin, un flux de sud-ouest pousse l’air encore plus chaud vers le nord. On parle de 34 degrés à Strasbourg, 35 degrés à Nantes, 36 degrés à Paris et Toulouse, 37 degrés à Auxerre, 38 degrés à Bordeaux. Et pour cause, l’anticyclone qui se cale sur la France bloque la circulation atmosphérique et fait monter les températures, chaque jour.
Des nuits qui seront chaudes et fatiguantes
Du 19 au 21 juin, la chaleur atteindra son maximum avec des pointes possibles à 40 degrés. Les nuits ne baissent presque pas dans les zones touchées. Les températures minimales ont du mal à passer sous les 20 degrés, ce qui correspond au seuil des nuits tropicales selon Météo-France.
Sauf que voilà, ces nuits chaudes empêchent l’organisme de récupérer et touchent en premier les plus fragiles. Bref, l’épisode dépasse le simple inconfort. La pollution à l’ozone aggrave aussi les effets sanitaires de la canicule. Le seuil réglementaire de 180 microgrammes par mètre cube menace plusieurs régions, dont l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes, deux zones particulièrement exposées à ce pic d’ozone.
La France pourrait passer en alerte canicule étendue dès le milieu de semaine, notamment dans le sud-ouest et le centre. Le risque d’incendie est aussi surveillé de près par les préfectures.
Une possible baisse des températures le 21 juin
En clair, les conditions actuelles correspondent à ce que Météo-France attendait pour l’été 2026. Mais ce n’est pas tout puisque les prévisions saisonnières pointaient déjà PACA, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine comme les régions les plus exposées.
Résultat, le bassin méditerranéen confirme son statut de point chaud climatique, comme l’a identifié le GIEC. L’évolution au-delà du 21 juin reste incertaine. Des remontées d’air océanique pourraient amener des orages et une baisse des températures dans l’ouest à partir du 21 juin, jour qui marque aussi le début de l’été calendaire.
Source : Météo-France
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