La conduite entièrement autonome de Tesla arrive en France : comment tester le FSD ?

Elon Musk veut absolument que la conduite autonome arrive en Europe. Tesla poursuit donc ses efforts, et à partir du 1er décembre 2025, le constructeur automobile propose d’essayer la technologie FSD. En tout, les sessions auront lieu dans 10 agglomérations françaises. Paris-Nord, Paris-Est, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Nantes, Cannes, Toulouse et Strasbourg.

Sommaire
Tesla Full Self Driving Autopilot
© Unplash

Tesla mise plus que jamais sur la conduite autonome, même si les premiers jours de ses robotaxis ne se sont pas bien passés. Le constructeur automobile organise donc des démonstrations qui permettront aux curieux de monter sur le siège passager à bord d’un véhicule équipé du FSD, pour Full Self-Driving. L’occasion pour les heureux chanceux de jeter un œil aux capacités dans de véritables conditions.

Comment tester le FSD de Tesla en France ?

Pour rappel, le FSD reste interdit en Europe. La réglementation mise en place par Bruxelles stipule qu’un changement de voie ne peut pas être le résultat d’une action humaine. La technologie de Tesla initie elle-même les manœuvres sous supervision du conducteur et contrevient donc à cette règle. Pour Tesla, ces textes sont « obsolètes ». L’entreprise refuse donc de modifier son logiciel pour s’y conformer et estime que les changements demandés « dégradent la sécurité et l’usage ».

Bref, Tesla souhaite donc montrer aux autorités que son FSD tient la route, d’où ces démonstrations. Voici comment tester cette technologie en France :

  • Rendez-vous sur la page dédiée du site Tesla
  • Choisissez l’agglomération de test qui vous intéresse
  • Remplissez votre prénom, nom, numéro de téléphone, numéro de téléphone, région et code postal
  • Sélectionnez un ou plusieurs véhicules préférés entre Model 3, S, X, Y et Cybertruck
  • Acceptez les conditions
  • Cliquez sur Envoyer
  • Attendez que Tesla revienne vers vous

Pour contourner cet obstacle, Tesla a choisi de négocier des dérogations pays par pays au lieu d’attendre une refonte du cadre réglementaire. Tesla mise aussi sur son impressionnant volume de données pour convaincre les régulateurs.

Le FSD a dépassé les 10 milliards de kilomètres parcourus dans le monde, dont 3,7 milliards en ville. En 2016, Elon Musk estimait que pour obtenir une approbation mondiale, il faudrait environ 16 milliards de kilomètres de données. Le constructeur approche donc de cet objectif alors que ses ventes se portent très mal en Chine, marché pourtant très important.

Tesla poursuit ses essais du FSD sur le sol européen

Sur le continent européen, Tesla revendique plus d’un million de kilomètres d’essais routiers dans 17 pays différents, avec des démonstrations à Madrid, Amsterdam, Rome, mais surtout Paris. Pour convaincre, Tesla partage aussi ses statistiques de sécurité, bien qu’elles soient contestées par certains experts.

Selon eux, les échantillons ne suffisent pas pour tirer des conclusions définitives, alors que la conduite autonome a déjà provoqué des ennuis judiciaires au constructeur automobile. La firme explique que son FSD supervisé enregistre 7 fois moins de collisions graves et 7 fois moins de collisions mineures que lorsqu’une personne conduit à la main.

Plusieurs pays ont accordé des autorisations partielles pour des tests. En mars 2025, l’Allemagne a délivré un certificat qui limite l’usage du FSD aux routes hors autoroute. En France, ce sont des essais qui ont été validés après les 10 000 km de démonstration à Paris et Lyon en mai 2025. La Norvège a aussi ouvert ses routes aux tests. Bref, Tesla se retrouve dans une situation où chaque autorité de chaque pays ajoute ses propres exigences au cadre général de l’Union européenne.

Rappelons que le FSD reste une technologie supervisée. On ne parle pas d’autonomie totale. Il faut que le conducteur soit toujours attentif à la route pour reprendre le contrôle du volant à tout moment. Si les capteurs détectent une inattention trop longue, le véhicule émet des avertissements à la fois sonores et visuels. Et il est même possible que le FSD soit désactivé en cas de négligence répétée. Dans les situations les plus extrêmes, la voiture active ses feux de détresse et s’immobilise.

L’Autopilot en Europe est une version bridée de la technologie

En Europe, l’Autopilot proposé de série sur les véhicules de Tesla est une version bridée, qui n’a pas les capacités du FSD étatsunien. Les fonctionnalités comme la navigation automatique sur autoroute avec changement de voie, la reconnaissance des feux tricolores ou la gestion des intersections sont inaccessibles, faute d’homologation.

Tesla assure que les Model S, 3, X et Y en circulation sont techniquement capables d’activer ces fonctionnalités via des mises à jour logicielles quand le cadre réglementaire le permettra. Le Cybertruck n’est pas concerné alors que le pick-up électrique est un échec.

L’enjeu financier est énorme pour Tesla. Le pack FSD est une source de revenus majeure puisqu’il est facturé 7 500 euros en Allemagne et proposé en abonnement mensuel à 99 dollars aux États-Unis. L’ouverture au marché européen avec 6 millions de conducteurs serait un relais de croissance énorme pour le constructeur dont les ventes ne cessent de chuter.

Bref, les démonstrations de décembre seront là pour familiariser le public hexagonal avec cette technologie mais aussi faire pression auprès des autorités. Le but d’Elon Musk est clair : accélérer le processus d’homologation que Tesla juge trop lent alors que le constructeur mise aussi sur les robots humanoïdes Optimus.

  • À partir du 1er décembre 2025, Tesla lance des démonstrations de conduite autonome FSD dans 10 grandes agglomérations françaises.
  • En Europe, le FSD reste interdit et ne peut être utilisé que dans des essais supervisés avec conducteur prêt à reprendre le contrôle.
  • Ces démonstrations servent à préparer l’homologation européenne d’un pack FSD très lucratif pour Tesla.

Réagissez à cet article !