La canicule se renforce sur la France. Météo-France déclenche la vigilance rouge sur neuf départements de l’Ouest et maintient presque tout le pays en orange. Le week-end s’annonce plus chaud encore et l’alerte maximale s’étendra à vingt-quatre départements samedi.

- Météo-France place neuf départements en vigilance rouge ce vendredi, avec 38 à 40 degrés attendus dans l’Ouest.
- Samedi, l’alerte maximale s’étendra à vingt-quatre départements, dont toute l’Île-de-France et le Centre-Val de Loire.
- Cette troisième vague de chaleur de l’année s’annonce sévère et durable, sur fond de surmortalité, sécheresse et risque élevé d’incendies.
Ce vendredi 10 juillet, la vigilance rouge a pris effet à la mi-journée sur le Grand Ouest. Il s’agit de l’Ille-et-Vilaine, du Morbihan, de la Sarthe et de la Mayenne. La Vienne, les Deux-Sèvres, la Vendée, le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique sont aussi concernés. Météo-France place 76 autres départements en vigilance orange, soit presque tout l’Hexagone. Cette bascule surprend, car l’océan tempère d’habitude cette partie du pays.
La canicule fait son retour pour la troisième fois en France
On parle de 38 à 40 degrés sur le Poitou-Charentes et le sud des Pays de la Loire, selon Météo-France. Paris atteindra 37 degrés. Les minimales nocturnes tomberont rarement sous les 20 degrés et frôleront 25 degrés en ville. Résultat, les organismes ne récupèrent plus, d’où la surmortalité. En juin 2026, ces nuits tropicales avaient déjà miné la population lors de la précédente vague de chaleur.
🌡️La #canicule se poursuit ce vendredi en France, avec de très fortes #chaleurs généralisées en cours d'après-midi. On attend jusqu'à 36°C à #Paris, 37 °C à #Orléans, 38°C à #Nantes et #Bordeaux. pic.twitter.com/DjNWlbZIyr
— La Chaîne Météo (@lachainemeteo) July 10, 2026
Samedi 11 juillet, Météo-France étend l’alerte maximale à vingt-quatre départements. Mais ce n’est pas tout, toute l’Île-de-France, la région Centre-Val de Loire et l’Orne rejoignent la vigilance rouge à midi.
L’organisme attend alors 35 à 38 degrés presque partout, et jusqu’à 39 degrés sur le Val de Loire. Les Hauts-de-France, les rivages de la Manche et le pourtour méditerranéen échappent à ce seuil de 35 degrés.
Jusqu’au 14 juillet au moins, Météo-France annonce un épisode caniculaire sévère et durable. En gros, la chaleur se maintient tout le week-end. Le 13 juillet, une nouvelle poussée touche l’Ouest et la Bretagne. Sauf que voilà, la décrue reste incertaine. Le 20 juillet environ, les prévisionnistes situent un retour sous les normales, au gré des orages.
La canicule frappe fort et augmente la mortalité
Le bilan sanitaire de l’épisode précédent donne la mesure du danger. Pour rappel, Santé publique France a recensé 2 025 décès en plus en une semaine, une hausse de 29,1 %. Du 22 au 28 juin, la mortalité à domicile a bondi de 91 %, contre 37 % en Ehpad. L’Île-de-France a payé le plus lourd tribut avec 619 décès de plus. La comparaison avec la canicule meurtrière de 2003 revient dans tous les bulletins.
La sécheresse aggrave la situation. Il faut dire que les sols n’ont pas eu le temps de se recharger entre deux vagues de chaleur. Météo-France a classé sept départements du Sud-Est en risque très élevé de feux de forêt cette semaine.
Le 14 juillet, les feux d’artifice seront bannis dans de nombreuses communes. Et pour cause, une simple étincelle suffit sur une végétation desséchée pour déclencher un énorme brasier. Le Morbihan a interdit tout tir sur son territoire, l’Hérault a fait de même sauf en mer.
Les autorités répètent les mêmes consignes, soit boire régulièrement, fermer les volets la journée et prendre des nouvelles des proches isolés. Canicule info service répond au 0 800 06 66 66. Bref, le protocole sanitaire tourne à plein régime.
La France fait face au réchauffement climatique
Depuis 2003, la France applique un plan canicule adossé à un système de vigilance. La demande de climatisation explose à chaque épisode, comme l’a montré la cohue autour du climatiseur Lidl. D’autres partent chercher de la fraîcheur ailleurs en France.
Après mai et juin, cette vague est la troisième de l’année. Le 24 juin 2026 reste la journée la plus chaude jamais mesurée en France, selon Météo-France. Les scientifiques du World Weather Attribution jugent un épisode de cette ampleur impossible sans réchauffement climatique.
Ces vagues arrivent plus tôt, durent plus longtemps et frappent des régions autrefois épargnées. La Bretagne en alerte rouge n’est plus de l’exception, là où pourtant la canicule épargnait la population autrefois.
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