Airfryer ou poêle : voici lequel libère le plus de particules fines

L’airfryer pollue-t-il l’air de votre cuisine ? Une étude publiée par l’American Chemical Society apporte une réponse scientifique à cette question. Les chercheurs ont comparé les émissions polluantes de la friteuse à air avec celles d’une poêle traditionnelle.

Sommaire
Airfryer friteuse sans huile pollution danger
© Unsplash
  • Une étude de l’American Chemical Society montre que l’airfryer émet moins de polluants qu’une poêle ou une friteuse classique.
  • Les aliments gras comme le saumon ou les ailes de poulet provoquent les plus fortes émissions de particules et de composés chimiques.
  • Les chercheurs recommandent malgré tout d’utiliser une hotte ou d’ouvrir une fenêtre pendant la cuisson.

Le verdict est plus nuancé qu’on pourrait le croire. L’airfryer s’en sort mieux, mais il n’efface pas toutes les particules fines. L’étude a analysé les émanations de douze plats différents. Les scientifiques ont mesuré trois types de polluants. Il s’agit des composés organiques volatils, des oxydes d’azote et des particules ultrafines.

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Est-ce que l’airfryer est polluant et dangereux pour la santé ?

Airfryer friteuse sans huile pollution danger
© American Chemical Society

Pour rappel, la cuisson est l’une des principales sources de pollution dans nos logements. Les taux relevés pour les composés organiques volatils varient entre 17,8 et 184 microgrammes par minute selon le plat préparé. En clair, on parle d’un facteur 10 entre une cuisson sage et une cuisson agressive.

Mais alors quels aliments font exploser les compteurs ? Les légumes restent les plus inoffensifs. Sauf que voilà, dès que vous glissez un pavé de saumon ou des ailes de poulet dans l’appareil, les chiffres s’envolent.

Les graisses animales chauffées par le flux d’air se transforment en aérosols chimiques. On parle d’acétaldéhyde, d’éthanol ou encore d’acétone, qui se dispersent dans l’air de la cuisine. Ces composés viennent directement de la décomposition thermique des graisses sous l’effet de la chaleur projetée par la résistance.

L’airfryer reste moins polluants que les méthodes habituelles

L’airfryer ne s’en sort pas si mal face à la concurrence. L’étude montre que la friteuse à air génère bien moins de polluants que la friture à la poêle ou la friteuse classique. Et pour cause, l’appareil utilise beaucoup moins d’huile et régule la température avec précision.

Une poêle classique subit des pics de chaleur incontrôlés qui font fumer l’huile et saturent l’air de particules fines. L’airfryer travaille dans un environnement clos et ventilé de manière bien plus stable. En gros, vos poumons souffrent moins, même quand vous cuisinez des frites.

Airfryer friteuse sans huile pollution danger
© American Chemical Society

Mais ce n’est pas tout puisque l’appareil montre ses limites avec les aliments gras à haute température. Les particules ultrafines restent présentes en quantité non négligeable. Il s’agit des plus petites particules, celles qui se logent profondément dans les poumons et qui passent ensuite dans le sang. La cuisson d’aliments gras et la haute température produisent les pics les plus inquiétants.

Et le moment le plus problématique se cache là où on ne l’attend pas. Les chercheurs ont mesuré les pics de particules ultrafines à l’ouverture du tiroir en fin de cuisson. Ce moment où l’on admire ses frites croustillantes représente un pic de pollution mesurable. L’air chaud et chargé en aérosols s’échappe d’un coup dans la cuisine. Bref, un détail que personne ne pourrait deviner sans une étude scientifique.

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Comment limiter la pollution de son airfryer ?

Quelles recommandations adopter ? Les chercheurs sont clairs sur le sujet. Même avec un airfryer, mieux vaut activer la hotte aspirante pendant la cuisson. Une bonne ventilation de la pièce reste indispensable. La fenêtre ouverte est aussi une solution efficace.

En clair, l’airfryer fait économiser de l’huile et limite l’encrassement de l’air intérieur par rapport à une poêle. Un argument de poids pour les habitants des petits appartements où cuisine et salon ne font qu’un. Mais une hotte ou une fenêtre ouverte reste le complément indispensable de cet appareil.

Source : American Chemical Society

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