Le modèle Claude Mythos d’Anthropic se rapproche d’une sortie plus large. L’entreprise étasunienne propose le Project Glasswing à environ 150 nouvelles organisations dans plus de 15 pays. Le total approche donc les 200 partenaires. Des modèles de classe Mythos sont annoncés pour tous les utilisateurs dans les prochaines semaines.

- Anthropic élargit Project Glasswing à environ 150 nouvelles organisations dans plus de 15 pays, ce qui porte le total à près de 200 partenaires avant l’arrivée de modèles de classe Mythos pour tous les clients.
- Claude Mythos Preview reste réservé à un cadre contrôlé, car le modèle excelle dans la recherche de failles logicielles et a déjà aidé ses partenaires à identifier plus de 10 000 vulnérabilités graves ou critiques.
- Anthropic avance avec prudence, entre risque de fuite et urgence de sécuriser les infrastructures critiques avant que des IA comparables ne soient accessibles aux pirates dans les prochains mois.
En avril 2026, Anthropic a lancé Claude Mythos Preview dans un cadre très contrôlé. Le modèle n’est pas proposé au public mais à certains partenaires comme Apple, Amazon Web Services, Google, Microsoft, NVIDIA, CrowdStrike ou Palo Alto Networks. On parle aussi d’agences étasuniennes, puisque la NSA utilise Mythos dans un cadre qui reste très opaque.
Anthropic diffuse avec Mythos avec beaucoup de prudence
Le 2 juin 2026, Anthropic a annoncé une disponibilité plus large de Project Glasswing. L’entreprise a travaillé pendant plusieurs semaines avec ses partenaires, le secteur de la cybersécurité, des mainteneurs open source et le gouvernement étasunien.
Résultat, environ 150 nouvelles organisations entrent dans le programme, après validation de critères de sécurité. En clair, Anthropic prépare le terrain avant l’arrivée de modèles du niveau de Mythos pour ses clients. Le sujet est sensible, parce que Mythos Preview n’est pas seulement un très bon modèle de code.
Il excelle surtout dans la recherche de failles logicielles. Anthropic explique que ses partenaires ont déjà identifié plus de 10 000 vulnérabilités jugées graves ou critiques. C’est précisément pour cela que le modèle secret a fuité a déclenché une enquête interne. On parle d’une IA très dangereuse entre d’autres mains que celles autorisées.
Un risque de cybersécurité sans précédent avec l’IA
Project Glasswing cherche à sécuriser des logiciels critiques avant que des IA de même niveau circulent plus largement. On parle d’organisations dans la santé, l’énergie, l’eau, les communications, le matériel informatique et les administrations. Anthropic estime qu’une cyberattaque majeure contre ces partenaires toucherait plus de 100 millions de personnes. Le chiffre explique la prudence affichée par l’entreprise.
Et pour cause, Mythos repère des failles que des humains manquent parfois. Cloudflare, qui participe à Project Glasswing, explique que le modèle d’Anthropic n’a pas les protections présentes dans les modèles grand public. Le but est aussi de tester ses capacités dans un cadre contrôlé. Cette puissance explique aussi pourquoi la progression de Mythos inquiète déjà les experts en cybersécurité.
Mais ce n’est pas tout. Anthropic affirme que des modèles comparables pourraient arriver chez d’autres entreprises dans un délai de 6 à 12 mois. Le problème est donc simple. Si les chercheurs en cybersécurité attendent trop, les pirates auront accès à des IA capables d’automatiser une partie de la recherche de failles. Project Glasswing sert à donner de l’avance aux organisations les plus exposées.
Une possible sortie de Mythos pour tous
En mai 2026, Anthropic a aussi présenté Claude Opus 4.8. Dans cette annonce, l’entreprise indique que les modèles de classe Mythos demandent des protections plus solides avant une sortie générale. Anthropic avance sur ces garde-fous et prévoit de proposer ces modèles à tous ses clients dans les prochaines semaines. Ce calendrier donne une nouvelle pression au secteur, notamment aux institutions financières. En Europe, les banques européennes face à Mythos craignent déjà un retard face aux acteurs étasuniens.
Sauf que voilà, Anthropic avance avec prudence car plus Mythos est disponible pour beaucoup de personnes, plus le risque de fuite augmente. Mais si l’entreprise garde le modèle trop fermé, les infrastructures critiques restent privées d’un outil capable de trouver des failles avant les pirates. En gros, Anthropic tente de contrôler la diffusion d’une IA qui pourrait causer de gros dégâts.
Bref, Claude Mythos n’est plus seulement un modèle réservé à quelques partenaires triés sur le volet. Anthropic prépare une sortie plus large, mais elle le fait par étapes. Le message est clair. Les modèles de classe Mythos arrivent, et le secteur de la cybersécurité n’a plus beaucoup de temps pour s’adapter.
Source : Reuters
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