Les voitures électriques franchissent un cap symbolique majeur en Europe. En décembre 2025, et pour la première fois dans l’histoire du marché automobile européen, les immatriculations de véhicules 100 % électriques ont dépassé celles des voitures à essence. C’est en tout cas ce que nous apprennent les chiffres publiés par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).

Alors que Bruxelles assouplit ses exigences pour 2035, c’est un basculement historique. Sur l’ensemble de la zone qui couvre l’Union européenne, le Royaume-Uni et les pays de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse), 308 955 véhicules électriques ont été immatriculés en décembre dernier contre 254 449 voitures à essence. Juste dans l’Union européenne, l’écart est encore plus serré mais tout aussi significatif, 217 898 véhicules électriques contre 216 492 modèles à essence.
Les Européens achètent plus de voitures électriques que de modèles essence

En termes de part de marché, les voitures électriques représentent désormais 22,6 % des ventes dans l’Union européenne, juste avant l’essence avec 22,5 %. Bref, un faible écart de 0,1 %. La demande a explosé avec des immatriculations de véhicules électriques qui ont bondi de plus de 50 % par rapport à décembre 2024. Pour les ventes des voitures à essence, c’est une chute de 17,7 % sur la même période. Une dynamique qui montre une tendance de fond depuis plusieurs années sur le vieux continent.
La bataille n’est toutefois pas encore remportée pour les véhicules électriques. Les hybrides classiques restent bien installés en tête des ventes européennes. En décembre 2025, 380 921 modèles hybrides ont été immatriculés dans la zone élargie, dont 324 799 dans l’Union européenne seule. L’écart avec les véhicules électriques reste conséquent, mais la dynamique de croissance joue clairement en faveur de ces modèles. Les immatriculations d’hybrides n’ont progressé que de 5,8 % dans l’Union européenne sur un an contre plus de 50 % pour les véhicules 100 % électriques.
Pour les motorisations thermiques, le début de la fin ?
Les hybrides rechargeables poursuivent aussi leur progression avec 123 460 nouvelles immatriculations en décembre, soit une hausse de 35,8 % par rapport à l’année précédente. Une catégorie qui séduit les automobilistes qui souhaitent réduire leur consommation de carburant sans renoncer totalement à l’autonomie d’un moteur thermique.

Sur toute l’année 2025, près de 2,6 millions de véhicules électriques ont été immatriculés dans toute l’Union européenne, dans les pays de l’Association européenne de libre-échange et au Royaume-Uni. C’est donc une progression de 29,7 % par rapport à 2024. Les hybrides classiques dominent le bilan avec près de 4,6 millions d’unités en hausse de 12,4 %. Les hybrides rechargeables dépassent quant à eux 1,2 million d’immatriculations, soit une progression de 33,4 %.
Les motorisations thermiques poursuivent leur déclin. Les voitures à essence totalisent près de 3,5 millions d’immatriculations sur l’année en recul de 18,9 %. Pour les véhicules diesel, c’est un plongeon de 24 % pour tomber à un million d’unités seulement. La part de marché de l’essence et du diesel vient donc de passer de 45,8 % en début d’année 2024 à 36,1 % en fin d’année 2025.
- En décembre 2025, dans l’Union européenne, au Royaume-Uni, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse, l’électrique dépasse l’essence avec 308 955 immatriculations contre 254 449.
- Dans l’Union européenne, l’électrique passe devant l’essence en part de marché avec 22,6 % contre 22,5 %.
- Les hybrides classiques restent numéro 1 en décembre 2025 avec 380 921 immatriculations dans cet ensemble de pays.
Source : ACEA
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