Xiaomi franchit une étape décisive dans le domaine de l’industrie automobile mondiale. Ce sont deux nouveaux numéros de modèles qui sont apparus dans la base de données GSMA, l’organisme qui gère les certifications des appareils mobiles et connectés à l’échelle mondiale.

Des références 26120VP3DG et 26120VP3DC qui correspondent à des écrans embarqués pour des véhicules. Ces dénominations portent une particularité qui n’a échappé à personne : c’est la première fois que Xiaomi ajoute le suffixe « G » pour global à un composant automobile.
À lire : Voici tous les prochains véhicules électriques que prépare Xiaomi
Xiaomi prépare la sortie de son premier véhicule en Europe
Xiaomi nous l’a dit : ses véhicules électriques arriveront en Europe en 2027. Et cette étape franchie montre les ambitions d’expansion mondiale du constructeur puissant puisque ce « G » indique une commercialisation mondiale. Il s’agit d’une convention que Xiaomi utilise depuis des années pour ses smartphones et appareils connectés, mais jamais encore pour ses produits automobiles. Quant à la référence avec la lettre « C » à la fin, c’est la version chinoise. « VP » fait référence à « Vehicle Platform », confirmation qu’il s’agit bien d’un composant dans un véhicule.

Pour la première vague européenne, Xiaomi vise l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse en 2027. Le président du groupe, Lu Weibing, a parcouru l’Allemagne à bord d’une Xiaomi SU7 Ultra en novembre 2025 pour relier Berlin à Hambourg puis Francfort. Le but était d’évaluer les infrastructures de recharge et de tester le comportement du véhicule sur les autoroutes sans limitation de vitesse.
Xu Fei, vice-président de Xiaomi, a expliqué à CNBC que des équipes de direction menaient des études sur le terrain en juin 2025. L’objectif était d’identifier les meilleurs emplacements pour les showrooms et de nouer des partenariats stratégiques et commerciaux. L’entreprise ouvrira des espaces d’exposition avant de livrer ses premiers véhicules.

Les consommateurs européens auront alors l’occasion de découvrir l’écosystème connecté Xiaomi qui mise notamment sur la conduite autonome améliorée. Pour le moment, la construction d’une usine en Europe n’est pas envisagée comme l’a fait BYD. Mais Xu Fei précise qu’à un moment, cette étape sera indispensable : « La logique est très simple, nous voulons devenir l’un des cinq premiers constructeurs mondiaux d’ici 15 à 20 ans. Pour y parvenir, il faudra forcément avoir notre propre usine en Europe. »
Xiaomi part à la conquête des consommateurs européens
Bref, Xiaomi compte bien faire trembler l’Europe qui a reculé sur l’interdiction de vente des véhicules thermiques en 2035. Les constructeurs européens ont pris un énorme retard par rapport à la concurrence chinoise mais rivalisent d’ingéniosité pour répliquer. Récemment, c’est Renault qui a commercialisé une Twingo électrique malgré une option de charge rapide à 500 euros qu’il faut absolument acheter sous peine de le regretter.
En revanche, on ne sait pas quel sera le premier véhicule électrique Xiaomi commercialisé en Europe. Plusieurs hypothèses circulent. On parle d’une version internationale de la SU7 avec un restylage. Il y a aussi le SUV électrique YU7 qui pourrait intéresser les marchés occidentaux. Xu Fei a toutefois précisé que Xiaomi ne produira pas de véhicules électriques totalement nouveaux pour l’Europe. Le groupe préfère s’appuyer sur des modèles déjà éprouvés en Chine.
La date de sortie dans la base GSMA pour ces composants est fixée à décembre 2026, ce qui correspond au calendrier d’un lancement en Europe en 2027 comme le souhaite Xiaomi.
- Deux références 26120VP3DG et 26120VP3DC, des écrans embarqués pour voitures, apparaissent dans la base GSMA, première fois que Xiaomi utilise le suffixe « G » global pour un composant automobile.
- Xiaomi vise une arrivée de ses véhicules électriques en Europe en 2027 (d’abord Allemagne, Autriche, Suisse), avec des showrooms prévus et une date de sortie des composants fixée à décembre 2026 dans la base GSMA.
- L’entreprise veut devenir l’un des cinq premiers constructeurs mondiaux d’ici 15 à 20 ans et reconnaît qu’elle devra à terme construire une usine en Europe, même si rien n’est encore lancé.
Réagissez à cet article !