Citroën ordonne l’immobilisation immédiate de toutes les C3 et DS3 qui sont équipées d’airbags Takata défectueux. Toute l’Europe est concernée : la décision fait suite au décès d’une automobiliste, le 11 juin à Reims.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle situation pour Citroën puisqu’il y a plusieurs mois, ces mêmes modèles étaient rappelés. Suite au décès de l’automobiliste, le ministre des Transports a demandé l’immobilisation des C3 et DS3 en France. La campagne de rappel est désormais une interdiction. Désormais, le constructeur étend la mesure à toute l’Europe.
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Énorme campagne de rappel pour les C3 et DS3 en Europe
« Compte tenu du contexte, on a décidé de passer les véhicules en ‘stop drive’ pour accélérer leur prise en charge » et leur réparation, déclare à l’AFP Xavier Chardon, nouveau directeur de Citroën. L’immobilisation concerne 441 000 voitures C3 et DS3 en Europe, dont 82 000 en France, en plus de celles déjà immobilisées.
L’accident de Reims est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. L’automobiliste est décédée suite au déclenchement de son airbag Takata défectueux lors d’un choc contre une barrière de sécurité sur une voie rapide. Il s’agit du deuxième décès en métropole, les autres ont eu lieu en outre-mer.
« Il est important que les clients prennent contact avec nous », insiste Xavier Chardon. « On ne fuit pas nos responsabilités. Les véhicules ont été rappelés, on va un cran plus loin avec un ‘stop drive' ». Le dirigeant s’engage « personnellement à ce qu’il n’y ait plus un seul airbag Takata dans les Citroën« .
Pour rappel, en début d’année 2025, une première campagne de rappel stoppait la conduite de 236 000 véhicules dans le nord de la France après le sud, en 2024. Les modèles produits entre 2008 et 2013 étaient concernés.
En mai dernier, un nouveau rappel a eu lieu pour des véhicules produits jusqu’en 2017 mais sans interdiction de conduite. La C3 de la victime à Reims datait de 2014. Stellantis a précisé qu’un courrier a été envoyé à l’adresse de sa carte grise mais qu’elle n’était plus valide.
« Dans ces cas-là, nous saisissons les assureurs qui nous donnent les dernières coordonnées des propriétaires. Mais cette démarche prend du temps« , explique le constructeur. Il est difficile de tracer les véhicules d’occasion, ce qui complique les campagnes de rappel.
Stellantis rappelle que 690 000 véhicules étaient concernés en France par les rappels et « stop drive ». 481 000 ont été traités, soit 69,7 % du parc. Malgré les efforts du groupe, les 30 % restants représentent des dizaines de milliers de véhicules dangereux en circulation.
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