La maison mère de Citroën et DS, Stellantis, étend l’immobilisation “par précaution” des C3 et DS 3 pour toute la France. Suite à de nouveaux tests, le constructeur a demandé, lundi 17 février, aux 236 900 propriétaires de modèles immatriculés entre 2008 et 2013 dans le nord de la France de ne plus rouler jusqu’au remplacement des airbags.

Les airbags Takata défectueux ont causé 11 décès en Outre-mer puisque le climat accélère leur dégradation. Une personne est aussi morte en métropole selon le ministère des Transports. Pour rappel, une première campagne d’immobilisation (“stop drive”) a eu lieu début 2024 dans le sud de l’Europe et du Maghreb, dans le sud de la France et l’Outre-mer. En janvier, Toyota et Volkswagen ont aussi demandé aux automobilistes d’Outre-mer de ne plus conduire.
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Les automobilistes du nord de la France, au-dessus d’une ligne Lyon-Clermont-Ferrand, étaient invités à faire réviser leur véhicule depuis janvier 2025 mais sans l’immobilisation obligatoire. Des tests en Loire-Atlantique avec une voiture ont poussé Stellantis à lancé une demande immobilisation dans toute la France. En décembre 2024, le ministère des Transports a demandé au groupe de lancer une campagne pour les C3 et DS 3 dont la “durée de vie sûre” était “inférieure à l’âge du véhicule”.
En 2024, la campagne a immobilisé de nombreux automobilistes pendant des semaines. Mais pour ce rappel, Stellantis a un stock suffisant d’airbags de remplacement pour que les concessionnaires puissent les installer “tout de suite”. Huit usines françaises (Rennes, Poissy, Sochaux, Mulhouse, Trémery, Charleville-Mézières, Hordain, Douvrin) ont été mobilisées pour accueillir les clients.
Sur 73 800 personnes contactées en janvier 2025 dans le nord de la France, 42 400 se sont inscrites pour une réparation et seulement 17 600 véhicules ont été révisés. Depuis avril 2024, plus de 400 000 voitures ont été réparées sur les 530 000 Citroën C3 et DS 3 vendues entre 2009 et 2019 dans les zones concernées. Le ministère des Transports a lancé des campagnes d’informations dans les stations-service d’Outre-mer et les centres de contrôle technique doivent alerter les clients concernés.
Les véhicules vendus entre 2014 et 2019 dans le nord de la France et d’autres pays d’Europe comme l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse feront l’objet de rappels à venir mais sans immobilisation. Plusieurs automobilistes de C3 ont porté plainte contre Stellantis pour “mise en danger de la vie d’autrui” et “pratiques commerciales trompeuses” et demandent des compensations financières.
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