Comment BYD fait trembler la concurrence avec 120 000 ingénieurs et 45 brevets par jour

BYD s’impose comme le leader du marché des véhicules électriques. Sa progression fulgurante impressionne et dépasse la concurrence grâce à des technologies de pointe conçues par 120 000 ingénieurs qui déposent 45 brevets par jour.

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Récemment, BYD a dévoilé sa charge ultra-rapide avec sa plateforme Super e-Platform qui permet de récupérer 470 km d’autonomie en 5 minutes. La firme chinoise n’a jamais caché ses ambitions en Europe et Stella Li, vice-présidente exécutive de la marque, parcourt le continent pour présenter cette avancée technologique, présentée le 17 mars dernier.

BYD compte sur 120 000 ingénieurs pour surpasser la concurrence

Stella Li explique notamment qu’avec cette technologie, chaque seconde offre 2 km d’autonomie. La vice-présidente exécutive de BYD précise que cette prouesse répond notamment aux attentes du marché chinois où les automobilistes n’ont “pas beaucoup de patience”.

BYD profite de l’impopularité de Tesla en Europe, où les ventes sont en chute libre, pour se faire une place. L’entreprise compte sur 120 000 ingénieurs, soit 10 % de ses effectifs totaux, qui déposent 45 brevets par jour, en moyenne. À titre de comparaison, ACC, qui regroupe Stellantis, Mercedes et Total pour la production de batteries, ne compte que 800 ingénieurs et des réductions du personnel sont prévues.

Alors que la Seagull a été aperçue en France et pourrait être commercialisée à moins de 20 000 euros, BYD compte installer 4 000 bornes de recharge ultra-rapides appelées “chargeurs flash” et capables de délivrer jusqu’à 1 000 kilowatts de puissance. Deux modèles dotés de cette plateforme sont en prévente en Chine et les livraisons sont programmées pour avril prochain.

BYD dépasse désormais Tesla avec plus de 4 millions de véhicules électriques vendus en 2024. En Europe, la firme chinoise vise un doublement de ses ventes pour atteindre 186 000 ventes et compte notamment sur l’ouverture de deux nouvelles concessions en France. Dans l’Hexagone justement, l’entreprise a écoulé 968 voitures sur les deux premiers mois de l’année avec 50 concessions sur le territoire. D’ici la fin 2025, il y aura 120 points de vente.

En plus de la charge ultra-rapide, BYD a profité du mois de février pour présenter sa technologie de conduite autonome basée sur l’IA appelée God’s Eye, réservée au marché chinois pour le moment. Tous ses véhicules chinois en profitent, stratégie différente de Tesla qui facture cette fonctionnalité via un abonnement.

Contrairement à Tesla dont le cours en bourse s’effondre et a fait perdre 29 milliards de dollars à Elon Musk, celui de BYD a bondi de 47 % depuis le début de l’année. Parmi ses actionnaires, on trouve l’investisseur étasunien Warren Buffett.

BYD a déjà deux usines européennes, en Hongrie et en Turquie, et l’ouverture d’une troisième est prévue dans les deux prochaines années, possiblement en Allemagne. Stella Li précise que la charge ultra-rapide n’arrivera en Europe que dans plusieurs années. La firme cherche d’abord à dépasser Tesla et Nio sur le marché chinois.

Source : Le Monde

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