Les heures creuses en journée se préparent en France. La Commission de Régulation de l’Énergie confirme cette refonte pour harmoniser la consommation électrique aux nouvelles réalités de production, notamment de par le développement des énergies renouvelables.

Alors que “les consommateurs paieront en moyenne 19 % de plus”, selon l’UFC-Que Choisir, les heures creuses subissent des modifications. La principale concerne la distribution pendant l’année. Si ces périodes avantageuses ont lieu principalement pendant la nuit, elles seront désormais adaptées aux saisons.
Quelles sont les nouvelles heures creuses en journée ?
Pendant l’hiver, les heures creuses resteront nocturnes puis basculeront en journée pendant le printemps et l’été, généralement entre 11 h et 17 h. Le but est d’exploiter la forte production d’électricité photovoltaïque à ces moments pour que les consommateurs utilisent leurs appareils énergivores lorsque l’énergie solaire est en abondance.
La réforme s’adaptera aussi aux zones géographiques. Les horaires changeront selon la localisation des foyers : zone urbaine, périurbaine, rurale ou régions à forte production solaire. Par exemple, dans les zones urbaines, les heures creuses pourraient se situer entre 21 h et 5 h. Pour les zones à forte production solaire, elles seraient réparties entre 13 h et 16 h et entre 22 h et 5 h.
C’est à partir du 1er août 2025 que cette réorganisation des heures creuses sera effective avec un déploiement sur deux années. À terme, 85 % des foyers français environ seront concernés par ces créneaux. La transition ne sera pas uniforme, toutefois : 60 % des clients garderont initialement leurs horaires actuels (20 h à 8 h), alors que 40 % verront leurs heures creuses redistribuées différemment. Rappelons que cette évolution s’accompagne de modifications tarifaires qui ont eu lieu début février 2025 avec une forte baisse du prix du kilowattheure. : en heures pleines, le tarif est passé à 0,2146 euro/kWh (baisse de 20,5 %) et les heures creuses se sont stabilisées à 0,1696 euro/kWh (baisse de 15,9 %).
Le but de la réforme est d’aligner la consommation sur la production d’électricité renouvelable, de permettre une utilisation équilibrée et respectueuse de l’environnement et de diminuer les périodes où l’énergie est vendue à prix négatif pour les fournisseurs. L’économie pourrait être de 279 euros par an à condition d’adapter les habitudes pour un foyer dont la consommation annuelle atteint 6 000 kWh avec un tiers de consommation en heures creuses.
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