Depuis le 1er février 2025, la baisse de 15 % du tarif réglementé de l’électricité est effective. Il s’agit d’un tournant après plusieurs années de hausses consécutives en tant que “sécurité contractuelle” aux consommateurs selon Antoine Autier, responsable des études à l’UFC-Que Choisir.

La baisse record du prix de l’électricité concerne 25 millions de ménages soumis au tarif réglementé de vente (TRV) qui est révisé deux fois par an par la Commission de régulation de l’énergie, en février et en août. La situation est différente pour 10 millions d’autres ménages : leurs contrats en offre de marché ont subi immédiatement l’augmentation de l’accise sur l’électricité et du TURPE ce mois-ci, alors que la baisse de 15 % du tarif bleu EDF intégrait déjà ces hausses.
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Les fournisseurs alternatifs promettent des offres jusqu’à 30 % plus avantageuses. Le comparateur du médiateur de l’énergie confirme cette affirmation. Maxime de La Raudière, directeur général délégué de Selectra, souligne : « Il est important de souligner que les souscripteurs d’offres à prix fixe réalisé des économies significatives, grâce à des remises très importantes ces derniers mois. En effet, les fournisseurs alternatifs ont répercuté la baisse des prix des marchés gros avant l’ajustement du tarif réglementé. Dans la grande majorité des cas, souscrire une offre à prix fixe s’est avéré être une excellente décision, en raison de prix particulière attractifs ».
Maxime de La Raudière ajoute que « Dans ce contexte de retour à un tarif réglementé plus aligné avec les réalités du marché, les fournisseurs alternatifs auront à cœur de préserver leur compétitivité en proposant toujours des offres moins chères que le tarif réglementé. Sans atteindre les 30 % de remise sur le prix du kWh HT constaté ces dernières semaines, le différentiel entre offre marché et tarif réglementé pourrait revenir dans sa moyenne historique, entre 5 et 10 % ».
Le président de la société Octopus, Vincent Maillard, explique que « la baisse des tarifs réglementés reflète, avec un retard d’un à deux ans, la décrue des prix de gros sur les marchés de l’électricité, après une période marquée par des hausses importantes » et prévient toutefois que « toutefois, les Français doivent rester vigilants : dès le 1er janvier 2026, les TRV pourraient repartir à la hausse ».
L’Autorité de la concurrence française milite pour la suppression du TRV dans le but de stimuler la concurrence et explique qu’il ne garantit « ni un prix fixe ni un prix bas ». La suppression semble peu probable puisque le Conseil d’État qualifie l’électricité de bien « non substituable » et « de première nécessité » dans une décision du 18 mai 2018.
La position du gouvernement a été confirmée lors de la suppression du tarif réglementé du gaz au 1er juillet 2023. Les pouvoirs publics ont bien expliqué que cette option pour l’électricité était exclue.
Source : Ouest-France
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