Votre Samsung Galaxy est peut-être un espion qui surveille tout ce que vous faites sans prévenir

C’est la polémique pour Samsung. Une application appelée AppCloud serait installée par défaut sur les smartphones Galaxy A et Galaxy M pour espionner tous les faits et gestes. On parle d’un mouchard développé à l’origine par ironSource, entreprise israélienne rachetée par l’américain Unity.

AppCloud Samsung Galaxy
© Unsplash

Plus précisément en Asie occidentale et en Afrique du Nord, AppCloud collecterait des données sensibles sans demander le consentement des utilisateurs. Pire encore, il est impossible de supprimer cette application espionne. Bref, une nouvelle polémique pour Samsung alors que ses smartphones ont été précédemment visés par une autre campagne d’espionnage.

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Une application installée par défaut sur les Samsung Galaxy pourrait tout surveiller

Unity se présente comme une entreprise qui « crée et développe des jeux et expériences interactifs sur toutes les plateformes majeures, du mobile au PC et à la console jusqu’à la réalité étendue ». Sauf que le partenariat entre Samsung et ironSource transforme AppCloud en un mouchard préinstallé qui récolte les informations biométriques sensibles, les adresses IP, les données de localisation et les empreintes numériques. L’utilisateur ne donne même pas son consentement pour cette collecte très floue.

Comme expliqué précédemment, il est impossible de supprimer cette application mouchard. Plus exactement, les manipulations sont très compliquées et il est possible qu’elles annulent la garantie du smartphone. Et si vous arrivez à supprimer manuellement AppCloud, l’application réapparaîtra après chaque mise à jour. La menace est donc permanente pour la sécurité des données personnelles. L’application a des privilèges élevés que l’utilisateur ne peut pas gérer ou révoquer. AppCloud peut installer d’autres applications en toute discrétion.

Samsung prié de faire le nécessaire face à la suspicion d’espionnage

SMEX, une organisation située à Beyrouth qui défend les droits numériques, a publié une lettre ouverte à Samsung en mai dernier pour exprimer ses préoccupations. L’organisme a cinq recommandations pour que Samsung gère cette polémique :

  • La première est de divulguer toute la politique de confidentialité et les pratiques de traitement des données d’AppCloud pour que ces informations soient accessibles à tous les utilisateurs.
  • Offrir une méthode simple et efficace pour permettre aux utilisateurs de se désinscrire d’AppCloud ou de le supprimer de leur smartphone sans que les fonctionnalités ou la garantie ne soient compromises.
  • Donner une explication claire qui justifie la décision de préinstaller AppCloud sur tous les Galaxy A et M dans les régions visées.
  • Reconsidérer la préinstallation d’AppCloud sur les futurs smartphones, conformément aux droits à la vie privée établis par l’article 12 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
  • Organiser une rencontre avec les équipes de Samsung pour discuter en détail d’AppCloud et mieux comprendre l’approche du constructeur à propos de la confidentialité et de la protection des données.

La nature d’AppCloud fait encore débat. Certains pensent qu’il s’agit d’une vraie application espionne, d’autres considèrent que ce n’est qu’un outil marketing géré de manière maladroite par Samsung. L’application collecte les centres d’intérêt, les données de localisation et la manière dont l’utilisateur se comporte pour suggérer des applications possiblement intéressantes à installer.

Il est même possible que certains pays interdisent les smartphones Samsung à cause de cette polémique. La stratégie adoptée par le constructeur pose question. Rendre ce logiciel impossible à supprimer tout en refusant d’expliquer de manière transparente son fonctionnement, forcément il y a de la suspicion et l’entreprise n’a d’autre choix que de clarifier cette situation ambiguë qui a un impact sur sa réputation.

  • AppCloud, un mouchard préinstallé sur les Galaxy A et Galaxy M, est impossible à supprimer.
  • En Asie occidentale et en Afrique du Nord, l’application collecte des données sensibles sans consentement.
  • SMEX publie une lettre ouverte à Samsung et demande transparence, désinscription simple et fin de la préinstallation.

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