Le nouveau projet de budget 2025 a été présenté ce lundi 3 février. Et la France prévoit de durcir le malus automobile jusqu’en 2027. Il s’agit d’un texte élaboré par une commission mixte paritaire après la censure du gouvernement Barnier en décembre 2024. Il sera soumis au 49.3, comme l’a annoncé François Bayrou.

En 2025, le malus subira une première évolution à partir du 1er mars. Le seuil de déclenchement est abaissé à 113 g/km de CO2, soit une baisse de 5 grammes par rapport à 2024 avec sa surtaxe à partir de 118 g/km. La pénalité débute à 50 euros puis augmente jusqu’au plafond de 70 000 euros, rien que ça, pour les véhicules qui émettent plus de 192 g/km. Pour référence, les voitures neuves vendues en France en 2024 émettent, en moyenne, 93,6 g/km de CO2.
Quelle sera la surtaxe du malus automobile 2025 ?
Autant dire que les véhicules polluants risquent de passer un sale quart d’heure alors que l’on parle possiblement de deux contrôles techniques par an pour les modèles de plus de dix ans. En 2026, c’est pire avec un seuil descendu à 108 g/km et un plafond porté à 80 000 euros pour les émissions qui dépassent 191 g/km.
L’année 2027 sera celle du durcissement avec le déclenchement dès 103 g/km et un plafond de 90 000 euros pour les véhicules qui dépassent 190 g/km. Et ce n’est pas tout puisque le malus au poids va aussi subir une importante révision.
À partir de 2026, le malus au poids s’appliquera dès 1,5 tonne contre 1,6 tonne pour le moment. La taxe est fixée à 10 euros par kilo et au-delà de ce seuil, c’est 5 euros tous les 100 kg supplémentaires. Et jusqu’à 30 euros par kilo pour les véhicules qui dépassent deux tonnes. Le 1er juillet 2026, les véhicules électriques perdront leur exonération mais profiteront d’un abattement de 600 kilos pour composer le poids des batteries.
La filière automobile se dit inquiète. Mobilians, qui représente le secteur, alerte sur l’impact majeur des mesures. Selon le cabinet d’étude Dataneo, la proportion de véhicules soumis au malus atteindra 77 % en 2027 contre 72 % en 2026 et 66 % en 2025. Exemple : alors que 9 111 unités, soit 13 % des ventes, de la Peugeot 208 étaient concernées en 2024, la proportion grimpera à 44 % en 2025.
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