Le Galaxy Z TriFold est le premier smartphone à triple pliage de Samsung et malheureusement, son test de durabilité ne s’est pas bien passé. JerryRigEverything, un YouTubeur aux 9,7 millions d’abonnés, a publié sa vidéo de torture du téléphone le jour de Noël. L’innovation a un prix et la durabilité en fait visiblement partie.

Le Galaxy Z TriFold de Samsung est le premier smartphone de la marque à échouer au test de flexion de JerryRigEverything. Pourtant, le smartphone s’est écoulé très rapidement à sa sortie malgré un prix salé de 2400 euros.
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La résistance du Galaxy Z TriFold est loin d’être suffisante
Le calvaire du smartphone pliable commence dès le test des rayures. L’écran externe de 6,5 pouces avec la protection Gorilla Glass Ceramic 2 résiste bien avec des marques au niveau 6 de l’échelle de Mohs et des sillons plus profonds au niveau 7. Rien d’anormal pour un smartphone haut de gamme.
Mais quand le vidéaste attaque la dalle pliable de 10 pouces, la situation dérape. L’écran interne est constitué d’un plastique souple indispensable à la flexibilité et se raye dès le niveau 2. Une clé ou une pièce de monnaie endommagera donc cet écran de manière permanente. C’est le talon d’Achille des écrans pliables. Mais pour un smartphone vendu près de 2400 euros, la pilule est difficile à avaler.
Le test de poussière montre un autre point faible du Galaxy Z TriFold qui fait perdre de l’argent à Samsung à chaque vente. Quand JerryRigEverything déverse beaucoup de particules métalliques sur l’appareil, les grains sont aspirés par les aimants des charnières. On entend un crissement à chaque manipulation. Il faut rappeler que le Galaxy Z TriFold a une certification IP48 qui assure une faible protection à l’eau mais aucune contre la poussière.
Le conseil de JerryRigEverything est simple mais contraignant : ne jamais poser le Galaxy Z TriFold sur une surface qui n’est pas parfaitement propre.
Les cellules des batteries peuvent se plier, un défaut dangereux
Le test de flexion se passe très mal. Une pression dans le sens inverse du pliage naturel fait céder le Galaxy Z TriFold en quelques secondes. Le cadre en aluminium se déforme, les deux charnières se désalignent et l’écran devient noir avec des pixels arrachés. L’une des charnières se brise même totalement.
Une défaillance catastrophique qui s’explique par l’épaisseur de l’appareil, à peine 3,9 mm au point le plus fin une fois déplié. Le châssis en aluminium a beau profiter de renforts en titane au niveau des charnières, il n’offre juste pas assez de rigidité structurelle pour résister à une flexion inverse. Les découpes pour les antennes et les panneaux arrière non structurels n’arrangent rien.
Le démontage révèle d’autres surprises. L’intérieur a trois batteries réparties sur des segments pliables pour une capacité totale de 5600 mAh, un choix logique pour équilibrer le poids et la distribution d’énergie. Mais l’absence de pâte thermique ou de système de refroidissement interpelle. Samsung ne s’en remet qu’au châssis en aluminium pour dissiper la chaleur du Snapdragon 8 Elite.
JerryRigEverything pointe aussi un défaut de conception inquiétant : les languettes de retrait des batteries, puisque lorsqu’on tire dessus, elles font dangereusement plier les cellules. Un cauchemar pour quiconque envisage une réparation. Le risque d’explosion ou d’embrasement est là, comme ce fut le cas lors de la vidéo du vidéaste sur le Pixel 10 Pro Fold.
- JerryRigEverything a publié le jour de Noël un test de durabilité du Galaxy Z TriFold, et le smartphone échoue au test de flexion.
- La dalle pliable de 10 pouces se raye dès le niveau 2, et la certification IP48 ne protège pas contre la poussière, avec des particules aspirées par les aimants des charnières.
- Une flexion inverse désaligne les charnières, noircit l’écran et peut casser une charnière, et le démontage pointe aussi des choix internes discutables comme l’absence de système de refroidissement dédié.
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