La Russie pourrait être privée de console de jeux puisque l’Union européenne réfléchit à une série de sanctions pour contrer l’utilisation de technologies pour contrôler les drones en Ukraine. La mesure a été annoncée par Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère du Vieux Continent.

Alors que le prix des jeux et consoles pourrait augmenter aux États-Unis suite à l’élection de Donald Trump, son ennemi de toujours, la Russie, aura droit à des sanctions qui ciblent les consoles PlayStation de Sony et la Xbox de Microsoft. Mais aussi les accessoires.
Vers une interdiction des consoles de jeux en Russie, l’UE se penche sur la question
Bien que Sony, Microsoft et Nintendo aient suspendu la vente de consoles en Russie depuis mars 2022, l’interdiction visera les vendeurs européens, même ceux du marché d’occasion, qui exportent toujours de l’équipement.
La mesure englobe : consoles, manette, simulateurs de vol, joysticks et tout autre équipement vidéoludique dont l’utilisation est détournée par la Russie pour piloter des drones en Ukraine. Le gouvernement de Vladimir Poutine s’est tourné vers ces périphériques face aux restrictions des composants militaires. Le pays se fournit auprès de la Turquie, de la Chine et des Émirats Arabes Unis.
La Chine est la principale fournisseuse d’équipement vidéoludique de la Russe : les ventes ont dépassé les 120 millions de dollars en 2024 contre 30 millions en 2022. Le pays a comblé le vide laissé par le retrait des entreprises occidentales ou encore de Nintendo.
Olena Bilousova, experte en biens à double usage à l’École d’économie de Kiev, estime qu’il faut interdire les télécommandes des drones utilisées lors des opérations militaires. Elle émet toutefois des réserves sur l’efficacité de ces sanctions. Les opérateurs russes utilisent principalement des télécommandes chinoises qui s’achètent aisément en ligne.
Les sanctions incluront également des restrictions sur les produits chimiques utilisés par l’industrie militaire russe et sur les importations de gaz naturel liquéfié. Paradoxalement, alors que Bruxelles a interdit la quasi-totalité des importations de gaz et pétrole par pipeline depuis le début de la guerre, augmente ses achats de GNL russe avec un niveau record en 2024.
La Commission européenne explique qu’en 2024, la Russie ne représentait plus que 10 % des importations de gaz par pipeline en Europe. La moitié des volumes qui transitent par l’Ukraine a cessé depuis le 1er janvier, suite à l’expiration d’un accord de transit avec Gazprom.
Bruxelles prévoit de cesser dans sa totalité l’importation d’énergies fossiles russes d’ici 2027 après l’interdiction des importations de charbon et la mise en place d’un plafonnement des prix du pétrole maritime avec ses partenaires internationaux. Les pays scandinaves et baltes militent pour réduire ce plafond fixé à 60 dollars par le G7.
Les importations d’aluminium russe sont aussi ciblées alors qu’elles représentaient environ 6 % des importations totales de l’Union européenne sur les dix premiers mois de 2024, soit 130 000 tonnes. Les modalités de la restriction restent à définir : interdiction totale ou droits de douane dissuasifs ?
çà c est une mesure qui peut fait plier la russie , un russe qui ne peut plus jouer , c est comme un americain sans coca