La carte bancaire biométrique se déploie en France. En 2019, BNP Paribas a lancé les premiers tests. En 2021, le Crédit Agricole a suivi. La Société Générale s’apprête à rejoindre le mouvement. Le principe est simple. L’empreinte digitale de l’utilisateur remplace le code PIN à 4 chiffres.

- La Société Générale prépare des cartes bancaires biométriques où l’empreinte digitale remplace le code PIN.
- Les données biométriques sont stockées directement dans la puce de la carte et ne passent pas par les serveurs de la banque.
- Cette technologie s’inscrit dans une transition plus large vers la disparition du numéro de carte et du code PIN d’ici 2030.
Pour s’inscrire, le client approche sa carte du dos de son smartphone. L’application bancaire crée alors un champ NFC. L’interface guide l’enregistrement de l’empreinte, sans passage en agence. Au moment du paiement, le lecteur de la carte scanne l’empreinte et autorise la transaction en quelques secondes.
La carte biométrique remplacera la code à 4 chiffres
L’argument de sécurité est solide. Les données biométriques sont stockées dans la puce de la carte, rien ne se fait sur un serveur. Un pirate s’immisce dans les bases de données de la banque ne trouve pas les empreintes.
En 2025, plus de 2 millions de cartes bancaires françaises ont atterri sur le dark web suite à plusieurs piratages massifs. La carte biométrique rend le numéro à 16 chiffres inutilisable seul. Sans l’empreinte du client, les données volées sont inutiles.
En France, BNP Paribas a été la première banque à proposer cette technologie. En 2019, la banque a lancé un pilote de 15 000 cartes conçues par Thales avec des capteurs de Fingerprint Cards. Elle est reste réservée aux clients d’une carte Visa Premier, à 24 euros par an.
En 2021, le Crédit Agricole a lancé des cartes biométriques Gold et World Elite dans plusieurs caisses régionales, en partenariat avec Mastercard. La Société Générale s’apprête aussi à se lancer, avec une disponibilité progressive sur certaines cartes standard.
L’argument principal, c’est la sécurité des données bancaires
Ces banques répondent à une menace documentée. En 2024, une cyberattaque a ciblé 8 banques françaises. Le tout avec pour objectif de vider les comptes des victimes via un malware vendu en abonnement à 3 000 dollars par mois.
À l’origine, la carte biométrique a été pensée pour résoudre un problème technique puisque le paiement sans contact était limité à 50 euros. Au-delà, le code PIN est exigé. La carte biométrique supprime cette contrainte sans nuire à la sécurité.
En 2024, la limite de 50 euros a disparu avec la généralisation du Sans Contact Plus. La carte biométrique a perdu cet argument commercial. Elle en a trouvé un autre avec la sécurité. En février 2026, un pirate a accédé aux données de 1,2 million de comptes bancaires français via le FICOBA, avec des IBAN et des noms de titulaires parmi les données compromises. La puce locale, elle, n’est pas accessible à distance.
Pour le moment, la carte biométrique est pour quelques clients
La trajectoire va bien au-delà de la carte biométrique. En 2024, Mastercard a annoncé son objectif de tokenisation totale du commerce en ligne en Europe. L’horizon fixé est 2030. En clair, le numéro à 16 chiffres gravé sur la carte disparaîtra.
Un jeton numérique unique remplacera ce numéro à chaque transaction. La carte physique ne portera plus aucune information exploitable en cas de vol. Au moment du paiement en ligne, le client s’identifiera par empreinte digitale ou reconnaissance faciale depuis son smartphone. Visa suit la même trajectoire. Les deux réseaux souhaitent rendre la fraude par vol de numéro tout simplement impossible.
La carte biométrique reste encore une option premium chez les banques françaises. Son déploiement est pensé pour les clients premium. Mais entre la pression réglementaire, la montée de la fraude et les plans de Mastercard pour 2030, le code PIN est voué à disparaître.
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