Vous allez voyager aux États-Unis ? Vos réseaux sociaux seront fouillés sur ordre de Trump

Les voyageurs européens, donc français, mais aussi japonais, australiens, qui souhaitent se rendre aux Etats-Unis seront fouillés numériquement. Et pour cause, l’administration Trump propose de fouiller l’intégralité de l’historique de vos réseaux sociaux des cinq dernières années.

réseaux sociaux donald trump
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La mesure concerne les ressortissants de 42 pays qui bénéficient du programme d’exemption de visa. En clair, les habitants ont la possibilité d’entrer sur le territoire états-unien pour le tourisme ou des affaires lorsque la durée est de moins de 90 jours. Le visa n’est pas nécessaire. Mais désormais, il y aura fouille.

L’administration Trump fouillera vos réseaux sociaux pour tout voyage aux États-Unis

Depuis 2016, le formulaire Electronic System for Travel Authorization a déjà un champ pour les réseaux sociaux. Mais les douanes étatsuniennes précisent bien qu’une absence de réponse ou de compte en ligne n’entraîne « aucune interprétation négative ». Mais cette époque est révolue suite aux textes publiés par les services des douanes et de la protection des frontières. Il est indiqué clairement que les réseaux sociaux sont un « élément obligatoire de données » pour toute demande d’autorisation de séjour.

Les pays concernés comptent parmi les plus proches alliés des Etats-Unis. On trouve notamment le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Corée du Sud, l’Australie, Israël ou encore la France. Les ressortissants de ces pays utilisent ESTA qui coûte environ 40 dollars avec une validité de deux ans. Il est alors possible d’entrer sur le territoire étatsunien sans entretien dans un consulat. Bref, la démarche sera beaucoup plus complexe.

Donald Trump
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L’historique des réseaux sociaux n’est que la partie immergée de l’iceberg. La proposition de loi demande aussi tous les numéros de téléphone des voyageurs utilisés au cours des cinq dernières années, mais aussi leurs adresses électroniques des dix dernières années. Pour améliorer le processus de vérification d’identité, il faudra aussi soumettre des selfies. Des informations détaillées sur les membres de la famille seront exigées avec les noms, numéros de téléphone, date de naissance, lieu de naissance et adresse de résidence sur les cinq dernières années.

Le texte mentionne aussi la collecte de métadonnées des photos, des adresses IP et des données biométriques, aussi bien les empreintes digitales que l’ADN et même le scan de l’iris. Pour de simples touristes, le niveau d’intrusion dans la vie privée est très inquiétant. Cette mesure s’inscrit dans un décret que Donald Trump a signé dès son premier jour de mandat en janvier 2025. Le président des Etats-Unis ordonne un filtrage des visiteurs étrangers « au degré maximum possible » pour empêcher que des menaces entrent sur le territoire.

Trump prend déjà des mesures qui entravent le touriste

Bref, une exigence qui est une escalade par rapport aux mesures déjà mises en place ces derniers mois. En juin 2025, le département d’Etat a ordonné aux demandeurs de visas étudiants que leur profil sur les réseaux sociaux soit public pour que les contrôles soient facilités. Le but des consulats est de vérifier si les candidats n’ont pas « des attitudes hostiles envers nos citoyens, notre culture, notre gouvernement, nos institutions, nos principes fondateurs ». L’absence de présence sur les réseaux sociaux est même considérée comme négative dans un dossier.

Et les incidents n’en sont pas rares. En mars 2025, un universitaire français n’a pas pu entrer aux Etats-Unis suite à des messages très critiques envers la politique de recherche de l’administration Trump. L’administration Trump a aussi révoqué les visas d’étudiants qui ont participé à des manifestations en soutien à la Palestine.

La proposition tombe d’autant plus mal que les Etats-Unis co-organisent avec le Canada et le Mexique la prochaine Coupe du monde de football en 2026. Ce sont des centaines de milliers de supporters du monde entier qui arriveront notamment des pays concernés par cette fouille comme le Royaume-Uni, l’Allemagne ou la France. Mais un responsable de l’administration Trump précise à NBC News que les détenteurs de billets pour l’événement auront le droit à un traitement accéléré via le programme FIFA Pass, mais les mêmes exigences que tous les autres voyageurs seront appliquées.

Un texte qui pourrait entrer en vigueur en février prochain

Le texte sera ouvert aux commentaires publics pendant 60 jours jusqu’au 9 février 2026. S’il n’y a aucune contestation judiciaire, il entrera donc en vigueur dans les semaines qui suivent. L’administration Trump demande aussi un « réexamen complet » des autorisations ESTA pour les personnes entrées aux Etats-Unis depuis le début du mandat de Joe Biden en 2021.

Parmi les autres mesures récentes de Donald Trump qui repoussent les touristes, le prix d’entrée des parcs nationaux a augmenté pour les étrangers. L’interdiction de voyager s’est aussi étendue à plus de 30 pays supplémentaires depuis juin dernier.

  • Les Etats-Unis veulent obliger les voyageurs des 42 pays sans visa, dont la France, à fournir l’historique complet de leurs réseaux sociaux sur cinq ans pour obtenir l’ESTA.
  • Le formulaire demanderait aussi tous les numéros de téléphone sur cinq ans, les adresses mail sur dix ans, des selfies, des infos détaillées sur la famille et des données biométriques complètes.
  • Cette fouille numérique massive, liée au durcissement migratoire de Donald Trump avant la Coupe du monde 2026, inquiète pour la vie privée des touristes et le risque accru de refus d’entrée.

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