Le débat sur la généralisation de l’impôt sur le revenu pour tous les Français refait surface en 2025. Pour le moment, ce prélèvement progressif basé sur les revenus de chaque foyer ne concerne que la moitié des ménages. L’autre est exemptée suite à des revenus insuffisants, le décote ou des avantages familiaux.

Alors que l’on parle d’une nouvelle contribution pour les propriétaires, le dirigeant de la Confédération des petites et moyennes entreprises lance le débat d’une refonte totale du financement de la protection sociale française. « Il faut que le financement du modèle social repose moins sur les actifs et moins sur les entreprises », déclare-t-il.
Le débat de l’impôt sur le revenu pour tous les Français est relancé
Amir Reza-Tofighi parle d’un système où les travailleurs encaissent en majorité le coût social. « Il faut qu’aujourd’hui, on puisse gagner plus lorsqu’on travaille », affirme-t-il. « Moins d’un Français sur deux paie l’impôt sur le revenu. L’idée n’est pas de remettre en question l’accès à la santé pour tous, mais de faire prendre conscience à chacun du coût réel », ajoute-t-il, au micro de RMC.
La loi de finances 2025 ne prévoit pas d’impôt universel mais plusieurs modifications de taille ont eu lieu. Les seuils d’imposition sont ajustés pour compenser l’inflation et éviter que les ménages modestes ne soient imposables qu’à cause de la hausse des prix. Dès le 1er septembre 2025, les couples mariés ou pacsés bénéficieront d’un taux de prélèvement individualisé, par défaut, pour répartir équitablement la charge fiscale entre conjoints.
L’autre innovation, c’est la création d’une “contribution différentielle sur les hauts revenus” (CDHR). Le dispositif garantit que les contribuables fortunés ne puissent pas réduire le taux d’imposition sous les 20 % avec des niches fiscales ou autres réductions. Les célibataires avec un revenu fiscal de référence supérieur à 250 000 euros et les couples qui dépassent les 500 000 euros sont concernés. La “contribution différentielle sur les hauts revenus” s’ajoute à l’impôt sur le revenu et à la contribution exceptionnelle.
L’impôt sur le revenu avec son paiement minimal pour chaque adulte divise toujours les Français. Les défenseurs parlent d’un renforcement du sentiment d’appartenance nationale et une égalité fiscale. Les détracteurs estiment que les ménages modestes subissent déjà une forte pression fiscale avec des taxes indirectes comme la TVA. La première tranche à 0 % protège les plus vulnérables.
La déclaration d’impôt privilégie la dématérialisation avec des dates limites découpées entre départements. La déclaration papier est utilisée par les contribuables sans accès internet. La modernisation cherche à simplifier les démarches administratives.
La généralisation de l’impôt sur le revenu pour tous les Français est absente des priorités 2025. Le système conserve la progressivité et la protection des ménages modestes mais renforce les contributions des plus aisés. Le but est de rééquilibrer la charge fiscale.
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