Les entreprises et éditeurs de presse risquent de grincer des dents. Certains utilisateurs de Facebook ont reçu un e-mail de la part de Meta qui les informe qu’à partir de ce 16 décembre 2025, ils seront limités à seulement deux publications avec des liens externes par mois.

Pour poster plus, il faudra s’abonner aux services payants Meta Verified. Une restriction repérée et partagée par l’expert en réseaux sociaux Matt Navarra, qui pour le moment ne concerne que les Pages professionnelles et les profils en mode professionnel.
Facebook fait payer certains utilisateurs pour poster plus
Le message envoyé par Meta est un peu plus explicite : « À partir du 16 décembre, certains profils Facebook sans Meta Verified, dont le vôtre, seront limités au partage de liens dans deux publications organiques par mois. Abonnez-vous à Meta Verified pour partager plus de liens sur Facebook et bénéficier en plus d’un badge vérifié ainsi que d’avantages supplémentaires pour protéger votre compte. »
Pour les médias, les blogs, les sites d’information et autres entreprises qui utilisent Facebook pour rediriger vers leur site, ce changement s’annonce brutal. Meta confirme à Matt Navarra qu’il s’agit pour l’instant d’un test limité pour « comprendre si la possibilité de publier un volume accru de publications avec lien apporte une valeur ajoutée supplémentaire aux abonnés Meta Verified ».
L’entreprise cherche donc à savoir si cette restriction pousserait bien plus de professionnels à souscrire à son abonnement, alors que sous peu les utilisateurs européens pourront exiger que Facebook et Instagram arrêtent de siphonner leurs données.

Pour le moment, il y a peu de Pages concernées par cette expérimentation. Mais le simple fait que Meta teste cette approche va déclencher une vague d’inquiétude parmi ceux qui gèrent des communautés et les responsables marketing. Bien évidemment, l’objectif est de pousser vers Meta Verified un abonnement entre 14,99 et 499 dollars par mois selon la formule. Ce service offre un badge de vérification, une protection contre l’usurpation d’identité, un meilleur support client, une visibilité accrue dans les résultats de recherche et des fonctionnalités de sécurité du contenu original.
Selon les derniers chiffres financiers de Meta, l’abonnement payant gagne du terrain. Que ce soit les formules Facebook, Instagram, Messenger ou WhatsApp Business, le montant atteint 690 millions de dollars de revenus, soit une hausse de 59 % sur un an. Il s’agit d’un montant qui a doublé depuis le lancement de Meta Verified au deuxième trimestre 2023.
Pourquoi un tel choix de la part de Meta ?
Le calcul risque-bénéfice de Meta pose des questions quand on sait que peu de publications contiennent des liens. Selon le rapport Widely Viewed Content Report de Meta pour le deuxième trimestre 2025, seulement 2,2 % des publications contenaient un lien vers un site tiers. Il s’agit d’une proportion en baisse, puisqu’au premier trimestre 2025, ce chiffre était de 2,7 %.
Meta pourrait aussi justifier cette restriction par la lutte contre le spam. Et pour cause, beaucoup d’arnaqueurs ne pourront pas se permettre d’investir de l’argent pour publier énormément avec des liens externes. Une sorte de « taxe anti-spam » qui pourrait améliorer la qualité de l’expérience Facebook avec moins de contenu à faible valeur.
Pour l’heure, cette expérimentation est limitée dans le temps et rien ne dit que Meta déploiera cette approche à toutes les Pages et tous les profils professionnels. Mais le simple fait que l’entreprise teste ces restrictions alerte les professionnels qui dépendent de Facebook pour leur visibilité en ligne.
- Meta teste, à partir du 16 décembre 2025, une limite à deux publications contenant un lien externe par mois pour certaines pages et profils professionnels non abonnés à Meta Verified.
- Les entreprises, médias et sites qui veulent publier davantage de liens devront payer Meta Verified, ce qui menace leur capacité à générer du trafic via Facebook.
- Meta présente cette expérimentation comme un moyen de renforcer la valeur de Meta Verified et de lutter contre le spam, mais les professionnels craignent qu’elle soit généralisée à plus large échelle.
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