Parc Dragon Ball en France : Toei Animation dément, le projet à 6 milliards d’euros remis en question

Est-ce que les fans de Dragon Ball finiront déçus ? Car aussi étonnant que cela puisse paraître, le parc annoncé près de Paris n’a jamais reçu l’autorisation des ayants droit japonais. Le projet à 6 milliards d’euros est remis en question.

Sommaire
Dragon Ball parc d'attractions
  • Toei Animation affirme qu’aucune licence Dragon Ball n’a été accordée pour un parc en France, malgré l’annonce autour du projet près de Cergy-Pontoise.
  • Les visuels partagés concernent en réalité le parc Dragon Ball validé en Arabie saoudite, pas un éventuel parc francilien.
  • Le projet global à 6 milliards d’euros n’est pas annulé, mais la partie Dragon Ball dépend encore des ayants droit japonais.

Toei Animation affirme qu’aucune licence n’a été accordée pour la France et n’a jamais été mise au fait de ce projet. Le complexe de trois parcs financé par l’Arabie saoudite existe toujours, mais pour la partie Dragon Ball, rien n’est encore acquis.

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Est-ce que le parc Dragon Ball en France est annulé ?

Rappelons que c’est à la fin du mois dernier qu’Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane ont officialisé l’accord autour de trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise. L’Arabie saoudite compte investir 6 milliards d’euros pour ce programme porté par Qiddiya Investment Company. Le bénéfice économique pour la France, c’est la création de 22 000 emplois directs pour ce projet qui se situe sur l’ancien site Mirapolis dans le Val-d’Oise.

Dragon Ball parc d'attractions

Il faut remonter à décembre 2024 pour les premières discussions autour de ce projet entre Emmanuel Macron et Mohammed ben Salmane à Riyad. L’Élysée expliquait que les deux hommes partagent la même passion pour les mangas et Dragon Ball, même si l’on misera sur un coup de communication de la part du gouvernement.

Mais qu’importe, Dragon Ball est une pierre angulaire de la culture française, popularisée par le Club Dorothée à l’époque et depuis omniprésente dans les esprits, quelles que soient les générations. Dragon Ball a donc occupé toute la communication. Valérie Pécresse est même allée jusqu’à affirmer que l’univers aurait bien son parc en Île-de-France.

La Toei publie un communiqué pour faire le point

Sauf que voilà, les documents officiels étaient beaucoup plus prudents à l’époque. Qiddiya Investment Company parlait encore de discussions avec de grandes entreprises internationales pour l’accord de licence. Jamais le nom de Dragon Ball n’était confirmé à ce stade dans la communication du groupe saoudien.

Mais désormais plusieurs sources proches du dossier confirment que l’autorisation japonaise manque. Et ça n’a rien d’une formalité puisque les droits de Dragon Ball sont répartis entre plusieurs entreprises. Toei Animation s’occupe de l’anime, Shueisha publie le manga d’Akira Toriyama et Bird Studio a aussi une part de la propriété intellectuelle.

Pour Bandai Namco, ce sont les jeux vidéo et une partie des goodies. Alors forcément, une telle fragmentation complique la négociation du parc entier puisqu’il faut des accords précis avec les détenteurs des droits.

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Toei Animation a depuis publié sa réponse officielle. L’entreprise japonaise explique que les sociétés qui détiennent les droits n’ont donné aucun accord pour la France et le communiqué est clair. “Des informations selon lesquelles il aurait été décidé de construire en France un parc à thème Dragon Ball ont été récemment diffusées par certains médias. Notre société et les autres entreprises détentrices des droits concernés n’ont accordé aucune licence relative à ce projet et nous n’avons connaissance d’aucun fait de cette nature.”

Toei Animation précise aussi que toutes les images et vidéos d’un parc à thème Dragon Ball utilisées dans les articles sont celles diffusées lors de l’annonce du parc Dragon Ball à Qiddiya City en Arabie saoudite. L’entreprise précise bien que ces visuels n’ont aucun rapport avec un possible parc parisien et puis de toute façon, l’accord n’a jamais été donné.

Mais le projet entier du parc n’est pas enterré

Car oui, un projet bel et bien validé de parc Dragon Ball existe. Il se situe en Arabie saoudite et c’est le fruit de la collaboration entre Toei Animation et Qiddiya Investment Company. On parle d’une superficie de plus de 500 000m² avec sept zones inspirées de l’univers et plus de 30 attractions. Il y aura un Shenron géant d’environ 70 mètres de hauteur.

Dragon Ball parc d'attractions

De ce côté, pas de problème, le parc d’Arabie saoudite est validé contrairement au parisien. Car oui, un accord signé pour Qiddiya City ne donne pas automatiquement les droits d’exploiter la franchise sur un autre territoire comme la France.

Mais cela ne remet pas en cause tout le projet de Cergy-Pontoise, puisque le parc Dragon Ball annoncé n’est qu’une partie. Il y aura également des hébergements autour du site, des équipements culturels et sportifs, etc. En revanche, le thème des autres parcs n’a pas été partagé. On sait qu’il y aura 6 milliards d’euros d’investissements, mais pas de calendrier de travaux, et encore moins de date d’ouverture.

La suite pour le parc Dragon Ball dépendra donc des détenteurs des droits au Japon. Bien évidemment, une future négociation est possible mais rien ne garantit son issue. Le gouvernement s’est quelque peu précipité pour annoncer ce site sans même savoir si les droits avaient été sécurisés.

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