Linux 7.1 : la dernière version candidate annonce une sortie imminente

Le noyau Linux 7.1 entre dans sa dernière ligne droite. Linus Torvalds a publié la septième version candidate, sans doute la dernière avant la version stable. Cette rc7 reste plus lourde que d’habitude à ce stade du cycle, mais elle rétrécit. Un bon signe pour une sortie dans les temps.

Sommaire
Linux 7.1
© Image IA d’illustration générée avec ChatGPT / BuzzArena
  • Linux 7.1 arrive en fin de cycle avec une rc7 encore plus lourde que d’habitude, mais en baisse par rapport à la rc6.
  • Les correctifs visent surtout les cartes graphiques, le réseau, KVM, les pilotes et plusieurs PC portables MSI, Lenovo et HONOR.
  • La version stable pourrait sortir le 14 juin, avec un nouveau pilote NTFS et l’abandon du support des vieux Intel i486.

Pour rappel, Linus Torvalds publie une version candidate chaque dimanche, après une fenêtre de fusion de deux semaines où les développeurs versent les nouveautés. Cette fenêtre a rassemblé près de 13 000 modifications pour Linux 7.1.

Linus Torvalds publie la rc7 de Linux 7.1, le stable arrive enfin

Le cycle compte sept à huit candidats avant la version finale. La rc7 marque donc la fin d’un parcours ouvert après l’arrivée de Linux 7.0. C’est le 14 juin la version stable de Linux 7.1 pourrait sortir, à moins d’un huitième candidat de dernière minute.

Le gros des correctifs de cette semaine concerne les cartes graphiques, et le réseau suit juste derrière. La rc7 reste plus volumineuse que la moyenne pour une fin de cycle, mais avec une cadence ralentie après une rc6 déjà jugée trop chargée.

Linux 7.1
© Phoronix

Pour le reste, Linus Torvalds parle d’un ensemble disparate. « Le reste est assez aléatoire et dispersé », a-t-il écrit. On parle de corrections d’architecture autour de KVM, de correctifs de pilotes et de retouches sur les systèmes de fichiers. Quelques réglages visent aussi des options de compilation peu courantes. Le créateur de Linux n’a constaté aucun danger qui justifierait un report.

Le matériel récent profite de cette rc7. Le noyau reconnaît bien plus de processeurs AMD Zen 6 et anticipe les futures puces du constructeur, avec une liste de modèles élargie. Mais ce n’est pas tout. Des corrections touchent les modules graphiques AMD SDMA 7.1 et GFX11. Mais ce n’est pas tout puisque plusieurs PC portables grand public ont le droit aussi à des correctifs. Notamment l’activation du micro interne sur le MSI Bravo 17 et des retouches de clavier et d’audio sur des modèles Lenovo et HONOR.

De récentes semaines un peu tendues

Ce cycle a connu des semaines tendues. Il faut dire que Linus Torvalds s’est agacé contreles rapports de bugs IA qui ont saturé la liste de sécurité du noyau. Plusieurs chercheurs lancent les mêmes outils, détectent les mêmes failles et envoient des doublons aux mainteneurs.

Une semaine plus tard, Linus Torvalds a aussi demandé d’arrêter les correctifs peu utiles en fin de cycle. Ces outils gonflent le volume de correctifs, au point que le créateur de Linux décrit ce surplus comme la nouvelle norme du noyau. Voilà pourquoi les versions candidates restent plus grosses que d’habitude depuis Linux 7.0.

La version stable apportera surtout un nouveau pilote NTFS intégré au noyau, capable de lire et d’écrire les disques formatés sous Windows sans solution tierce. Ce pilote passe plus de tests de conformité que l’ancien et se montre plus rapide et moins gourmand sur les grosses copies de fichiers.

Le noyau profite aussi d’un grand nettoyage, avec le retrait du support des très vieux processeurs Intel i486 qui remontent à 1989, soit plus de trente ans. Ces nouveautés visent surtout les configurations en double démarrage Windows et Linux.

Des versions candidates pour les tests

Ces versions candidates restent réservées aux tests. Le code se télécharge depuis l’arbre Git de Linus Torvalds ou les archives officielles du noyau. Mais il faut le compiler soi-même. Les développeurs et les utilisateurs les installent sur une machine d’essai, jamais sur leur PC principal.

Une fois Linux 7.1 publié, les correctifs passeront aux mainteneurs de distributions comme Canonical et Red Hat. Les distributions Fedora et Arch seront parmi les premières concernées, les autres suivront plus tard.

Les retardataires recevront un rétroportage des correctifs de sécurité, sans le nouveau support matériel, ce qui suffit si la machine fonctionne déjà. Bref, Linux s’améliore, ce qui prolongera notamment l’essor de l’OS en France après la migration de la gendarmerie et ses 500 millions d’euros d’économies.

Source : Phoronix

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