L’IA progresse à une vitesse fulgurante. Mais face à cette popularité et cette adoption rapide, les travailleurs craignent de perdre leur emploi. Et un puissant investisseur a une idée controversée : selon lui, la technologie va faire baisser les salaires, c’est inévitable.

Le débat s’est récemment intensifié suite aux performances du modèle R1 de DeepSeek, malgré des craintes au niveau de la sécurité. L’entreprise chinoise a surpassé de nombreux concurrents aux États-Unis, dont OpenAI, à qui l’on doit ChatGPT. Mais quid des emplois face à la vitesse croissante d’évolution de cette technologie ?
Un investisseur de la Silicon Valley affirme que l’IA réduira les salaires, et il l’encourage
Sam Altman, dirigeant d’OpenAI, a annoncé en janvier 2025 la sortie d’un agent autonome, Operator, capable d’effectuer des tâches de manière autonome. Microsoft suit cette voie avec ses systèmes aux capacités décisionnelles en termes d’achats et de transactions.
Pour le secteur financier, la célèbre banque Goldman Sachs déploie des assistants IA auprès des banquiers et des courtiers. Son ambition ? Atteindre un niveau de compétence similaire à celui d’employés expérimentés.
Les géants du secteur n’hésitent pas à faire des déclarations polémiques. Lors d’un débat à l’Université de Dartmouth en juin 2024, l’ancienne directrice technique d’OpenAI, Mira Murati, a provoqué la controverse. Selon elle, les emplois créatifs, comme les artistes, sont voués à disparaître avec l’IA. Elle expliquait même que cette disparition est justifiée.
Mark Zuckerberg, dirigeant de Meta, y va de son analyse. Pour lui, alors que son entreprise investit des milliards de dollars dans la technologie, l’IA remplacera les ingénieurs de niveau intermédiaire. Mais le plus controversé reste Marc Andreessen, puissant investisseur.
Le capital-risqueur parle d’une vision “techno-optimiste” et estime que l’IA ne va pas seulement remplacer les employés mais aussi faire baisser les salaires. L’homme parle d’une “utopie économique”. “L’IA fera chuter les salaires, c’est une bonne chose”, explique-t-il, qualifiant sa pensée d’une logique “nécessaire”, et parlant d’un “monde où la productivité augmente et où les prix des biens et services chuteront jusqu’à atteindre zéro”. L’homme promet “une corne d’abondance pour les consommateurs, des biens dont vous avez besoin pour quelques centimes”.
Les propos de Marc Andreessen ont suscité la controverse, puisque l’homme qualifie les employés opposés à sa vision de “communistes qui haïssent les États-Unis”. L’investisseur estime même que les opposants infiltrent les entreprises pour les saboter. De quoi réveiller les préoccupations face à la présidence de Donald Trump. Et la Silicon Valley, rangée derrière le dirigeant, partage cette même vision d’un rejet de l’aspect social des travailleurs.
Des solutions sont évoquées, comme le revenu universel, mais les concepts restent abstraits. Aucun gouvernement n’a mis en place de feuille de route. Mais sous peu, un rapport scientifique international sur les risques de l’IA approfondira ces possibilités. Il est déjà dit que la technologie va fortement impacter les emplois et les salaires.
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