Un nouveau radar arrive début 2027, il vous verbalisera jusqu’à 375 € d’amende même si vous respectez les limites de vitesse

En début d’année 2027, c’est un nouveau radar qui se répandra sur les routes françaises et vous verbalisera même si vous roulez à la bonne vitesse. Et pour cause, il s’agit du radar anti-bruit, avec deux technologies dans la course pour l’homologation. Et l’amende peut grimper jusqu’à 375 euros.

Sommaire
Bruitparif Méduse
© Bruitparif
  • Les premiers radars anti-bruit pourraient être homologués début 2027 en France, avec une amende de 135 € pour les véhicules dépassant le seuil sonore.
  • Deux technologies sont en course : Hydre H26 de Bruitparif et dBFlash City de MicrodB, capables d’identifier la source du bruit et la plaque du véhicule.
  • Le seuil est fixé à 85 décibels sur les voies limitées à 50 km/h, sans retrait de points, avec les deux-roues motorisés particulièrement concernés.

C’est donc en début d’année 2027 que le Laboratoire national de métrologie et d’essais pourra homologuer le premier radar anti-bruit. Les conducteurs dont le véhicule dépasse le seuil sonore fixé risquent 135 euros d’amende, mais sans retrait de points.

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Les radars anti-bruit entrent en phrase d’homologation

Ce mois-ci, le gouvernement indiquait que l’une des sociétés en course a terminé tous les essais nécessaires. Mais sans préciser laquelle. Pour les sociétés qui développent des radars anti-bruit, c’est Bruitparif avec son Hydre H26 et MicrodB avec dBFlash City.

Hydre est le radar anti-bruit créé par Bruitparif. Le radar anti-bruit reprend la technologie Méduse, conçue pour localiser l’origine d’un bruit via huit microphones logés dans deux capteurs. On trouve deux caméras qui lisent automatiquement les plaques d’immatriculation et une troisième pour photographier la scène. dBFlash City de MicrodB repose également sur une mesure sonore via des caméras.

Attention toutefois, puisqu’il ne faut pas confondre ces radars anti-bruit avec les radars Méduse pédagogiques qui affichent seulement un message quand le bruit est trop élevé et ne dressent pas de contravention.

Un radar anti-bruit localise donc la source sonore, associe la mesure au véhicule, puis prépare tout le nécessaire pour la contravention. Dans une rue avec plusieurs voitures et motos qui circulent en même temps, parfois dans les deux sens, des façades qui renvoient le son et des bruits parasites, pas toujours facile de trouver la source du bruit.

Des radars peaufinés pour être précis dans la détection

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© Bruitparif

Et justement, la précision a été travaillée. En décembre dernier, les premiers essais d’homologation ont commencé sur le circuit de Montlhéry avec MicrodB. Ensuite, les appareils ont subi des tests en laboratoire pour vérifier leur précision face au croisement, au dépassement, au bruit extérieur et aux variations de température.

Mais le calendrier a tout de même pris plusieurs années de retard. C’est en 2022 que la France a lancé les premières expérimentations, mais sans verbalisation. Pour le moment, la phase de sanction n’a donc pas commencé puisqu’aucun radar anti-bruit n’a été homologué.

Pour rappel, les essais de ces technologies ont lieu à Paris, Nice et Toulouse, ou encore Bron, Rueil-Malmaison, Villeneuve-le-Roi et dans la vallée de Chevreuse. Le seuil limite est fixé à 85 décibels sur les voies en agglomération limitées à 50 km/h.

La mesure a donc lieu quand le véhicule roule et ne correspond bien évidemment pas au niveau sonore inscrit sur la carte grise qui est mesuré à l’arrêt près de l’échappement. Et évidemment, ce sont les véhicules modifiés et les accélérations soudaines qui sont visés puisqu’ils font grimper le bruit.

Quelles sont les amendes infligées par les radars anti-bruit ?

L’amende forfaitaire est de 135 euros, ou 90 euros en cas de paiement rapide. Si l’amende n’est pas payée dans le délai imparti, c’est 375 euros. En revanche, aucun point sur le permis n’est retiré. Il ne s’agit là que d’une contravention de quatrième classe qui encadre le niveau sonore des véhicules.

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© Bruitparif

En octobre 2026, la CNIL s’est penchée sur le sujet et a délibéré à propos du traitement automatisé des données personnelles utilisées pour constater les infractions. Au niveau des textes réglementaires, tout est donc prêt, mais il faut encore modifier le Code de la route pour lancer la phase de verbalisation.

Si les voitures sont bien évidemment dans le viseur de ces radars anti-bruit, les deux-roues motorisés comptent pour environ 70 % des déclenchements sur les capteurs de Bruitparif. Et ce sont sans doute eux qui paieront le plus d’amendes quand le déploiement aura lieu.

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